La séance de travail du 28 avril 2021, entre le Ministre de la Justice, Erlyne Antonela Ndembet Damas et la délégation du Commonwealth a permis un rapprochement inéluctable du Gabon vers l’Organisation internationale.
Aujourd’hui, le Commonwealth créé au milieu du 20e siècle compte 53 membres soit plus du quart des États souverains dans le monde, qui se répartissent sur tous les continents et regroupent une population totale de 2,2 milliard de personnes (un tiers de la population mondiale) dont 1,2 milliards pour la seule Inde, pour une superficie de 31 millions de kilomètres carrés (21% des terres émergées mondiales). Il est peut-être la plus étrange des organisations internationales au monde. Y appartenir n’apporte aucun avantage commercial, aucune baisse des droits de douane, aucun accord de coopération civil ou militaire. Son budget, environ 50 millions de livres sterling (approximativement 62 millions d’euros ou 39 milliards de francs CFA). Toutefois, il compte treize des économies qui connaissent les croissances les plus importantes, 40 % de ses membres sont présents à l’OCDE, un taux supérieur à celui que l’on trouve pour l’ensemble des pays, soit 15,6 % et l’ensemble des pays membres anime 25 % du commerce et des investissements mondiaux.
Cependant, rien dans ces données ne nous indique ce vers quoi pourrait évoluer l’Institution, ni le rôle qui pourrait être le sien dans un contexte mondialisé. Il est même peu probable qu’il puisse compenser économiquement le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne. Mais pourquoi vouloir intégrer le Commonwealth ? Pour le Gabon, l’organisation lui offre une tribune intéressante pour négocier des accords bilatéraux avec des pays plus développés.
En revanche, la véritable valeur ajoutée du Commonwealth se situe dans l’apport à ses membres et au monde un niveau de stabilité nécessaire à leur développement. Son multilatéralisme permet, encore aujourd’hui, d’approcher collectivement certains objectifs inatteignables sur une base individuelle. Si le Gabon est si intéressés par le Commonwealth, c’est aussi parce que le coût de cette tribune est moins élevé qu’un lobbying à l’ONU, notamment sur le chapitre des droits de l’Homme. Car, le Commonwealth n’accorde aucun avantage et ne dispose donc d’aucun moyen de pression sur ses membres. Si la défense des droits de l’Homme est inscrite dans ses statuts, son bilan dans le domaine est peu envié. Dans le même temps, le Commonwealth a plutôt la réputation de porter un œil très indulgent sur ses membres. Le Gabon aura la primeur de rencontrer des chefs d’Etat et de gouvernement dans un cadre beaucoup moins formel et entretenir des contacts beaucoup plus directs.
Le Commonwealth permet de déceler non seulement les différences, mais surtout les similitudes dans les différences, ce qui constitue un atout majeur pour qui veut construire une opposition solide et efficace à des tendances mondiales qui seraient à leur détriment. Le Gabon contribuera lui-même à la recherche de solutions. Seule une dynamique véritablement multilatérale permet d’atteindre un tel objectif. Ensuite, le Commonwealth donne une voix aux petits États. Il apparaît à cet égard comme un espace de valorisation et de reconnaissance à nul autre pareil dans les autres Organisations internationales. Il est même possible d’affirmer que la portée du travail du Commonwealth va au-delà de l’Organisation car la communauté internationale a pu être conscientisée aux problèmes, enjeux et questions qui préoccupent les petits États.
Enfin, le Commonwealth peut être un lieu où les États les plus avancés peuvent aider le Gabon à collaborer avec d’autres États émergents pour arriver à une solution où tous s’en sortent grandis. Cette organisation internationale constitue en fait un carrefour diplomatique où se rejoignent essentiellement des moyennes et des petites puissances. Car l’action du Commonwealth s’articule de façon complexe, à trois niveaux : celui de l’action locale de chacun des pays membres, celui de l’action bilatérales entre membres et l’action conjointe de l’ensemble des membres.
En fait, l’unité du Commonwealth ne repose pas sur un cadre légal, mais bien plutôt sur une libre coopération en vue d’atteindre des buts communs. Le Gabon y trouvera certainement son compte.
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