Le débat de Missélé eba’a: Une communication présidentielle trop légère…

A peine la Lettre du continent a publié une histoire rocambolesque sur Omar Denis Junior Bongo Ondimba et les filles d’une de ses sœurs que tous les sites internet proches du palais présidentiel se sont donnés à cœur joie.

Chacun y allait de son commentaire et de son angle d’attaque sans qu’on y trouve la moindre rigueur journalistique ou la moindre pertinence pouvant valoriser la politique d’Ali Bongo. A partir de cet instant on peut aisément imaginer d’où serait partie cette boule puante.

D’ailleurs la seule version racontée dit tout. Et c’est tellement pathétique d’alimenter l’opinion publique avec une telle actualité comme si on voulait masquer une autre plus néfaste. On est de plein pied dans la méthode Pasqua: créer une affaire dans l’affaire pour faire oublier l’affaire principale. Que de légèreté à ce niveau de l’État. Nous attendons que les retombées du périple du chef de l’État nous soient citées.

De plus, toujours dans le registre de la légèreté de la communication présidentielle, quelle est la pertinence de faire confondre le compte Twitter de la présidence de la République du Gabon à un site de rencontres ou de dragues? Est-ce sérieux ce genre de charte graphique? Voici encore un élément supplémentaire qui démontre le niveau minable de ceux qui gèrent la communication de la présidence de la République.

Si c’est avec ce type de stratégie qu’on veut (1) convaincre de la dangerosité du covid-19, (2) amener les gabonais à se faire vacciner, (3) espérer gagner l’élection présidentielle, Ali Bongo Ondimba court droit vers l’échec. Car, face à des candidats comme Guy Nzouba Ndama, Alexandre Barro Chambrier ou Paulette Missambo, il faut du lourd. Et nous n’y sommes pas. Trop de légèreté au sommet.

Avec autant d’impasses suscitées et de frustrations alimentées, surtout dans les cercles du pouvoir, l’élection présidentielle d’août 2023 sera encore plus rude que celle de  2016. Guy Nzouba Ndama jouera peut-être sa dernière carte. Donc il misera tout. Alexandre Barro Chambrier sait que son avenir politique voire sa vie en dépend. Son affront au pouvoir a été celui qui a véritablement brisé une armure. Paulette Missambo incarne tout un genre politique qui a des choses à prouver.

Par conséquent, l’heure n’est pas à une communication ridicule mais réfléchie. L’avenir politique d’Ali Bongo en dépend.

Par Télesphore Obame Ngomo

Paul Essonne

Journaliste

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