Le débat de Missélé eba’a : Tout ça pour ça ?

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Le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda

Le 12 septembre 2022, à la surprise générale, le premier ministre du Gabon, Rose Christiane Ossouka Raponda dit Edith Cresson, boursière Ozavino, a annoncé de façon fracassante, la dissolution du ministère des Travaux publics.

Dans sa communication, elle n’a nullement convaincu l’opinion publique. En effet, Édith Cresson n’a servi aucun argument solide qui puisse faire adhérer le plus grand nombre à cette décision grave.

Elle s’est tout simplement contentée de jeter un bref aperçu sur les quelques retards qu’on peut tous observer dans les travaux annoncés. Or, il aurait été judicieux qu’elle nous cite et nous énumère tous les chantiers financés et les montants décaissés pour que l’opinion publique comprenne la violence qui a été faite aux caisses de l’État.

Voici que plusieurs jours après, c’est le silence qui règne dans la République. Tandis que le gang du traître Ian Ghislain Ngoulou continue de narguer les lois et règlements de notre pays. De ce constat fait, était-ce normal que Brice Laccruche Alihanga et ses compagnons soient encore en prison quand de tels individus se pavanent calmement dans les rues de la Capitale ? La réponse est non. Les enfants des autres ne sont pas des animaux.

Aussi, plus que jamais, la parole du premier ministre n’a plus aucune crédibilité. Sa sortie qui n’est suivie de rien montre bien la légèreté de sa personnalité et le manque de considération que ses donneurs d’ordre ont de la République. Est-ce bien sérieux ce désordre, cet amateurisme gênant au sommet de l’État ? La réponse est non.

Sur quelles bases alors aurait-on décidé de dissoudre tout un ministère ? Le président de la République disposait-il d’éléments sérieux ou de ridicules subterfuges l’ayant conduit à une telle décision ? Sinon, pourquoi rien ne se passe pour Balonzi Ngoulou Valentin ?

Comment peut-on à un tel niveau de responsabilité s’amuser avec l’Honneur et la Dignité de tout un pays ? Pourquoi ne pas comprendre que de telles âneries remettent en cause les réelles capacités d’Ali Bongo qui a été frappé par un accident vasculaire cérébral hémorragique ? C’est-à-dire, la forme la plus grave.

D’ailleurs, à la relecture de ce communiqué, finalement mal amené, par la première boursière Ozavino, on penserait à juste titre que la sanction qui tomberait concernerait le ministère de l’intérieur qui a été longuement charcuté dans le tableau peu flatteur lu par le premier ministre.

C’est dire que c’est bien Noël Lambert Matha, étant en charge de la propreté dans les collectivités locales du pays, qui devait être sanctionné. Hélas, il n’en n’a rien été. Mieux, on annonce une enveloppe de 18 milliards au bénéfice de son département. On a presqu’envie de se demander d’où sort cette manne financière ? Ou est-ce encore une énième promesse, synonyme de paroles en l’air ?

Tout dans la vie étant symbole, il n’y avait en fait rien à attendre de ce communiqué tordu. Autrement dit, il ne fallait pas penser qu’il y aurait eu une suite droite. C’est-à-dire une condamnation de Balonzi, de Judas le traître Ian Ghislain Ngoulou et tutti quanti.

Pourquoi alors dissoudre tout un ministère si on n’a pas encore fait toutes les enquêtes ? Et si les éléments dont on dispose étaient largement suffisants pour dissoudre tout un ministère, pourquoi n’y a-t-il pas de suite ? Sommes nous encore une fois de plus face à la République des bipolaires ou face à des irresponsables qui ont véritablement décidé d’enculer la République comme cela avait été déclaré à Ryad en 2018?

Le Gabon étant une maison de verres, des indiscrétions concordantes et récurrentes confirment que cette décision brusque aurait été motivée par une overdose de détournements de fonds publics réalisée par le premier responsable du ministère dissout et ses donneurs d’ordre dont un certain Judas le traître, publiquement nommé Ian Ghislain Ngoulou protégé par le fils du président de la République qui se croit tout permis.

Heureusement que la justice occidentale, française et londonienne, savent rendre la justice au nom de leurs peuples et remettre les pendules à l’heure quand des gens pensent que tout leurs est dû.
Finalement, qui dirige le Gabon ? Il est impensable pour qui a connu Ali Bongo qu’il puisse dissoudre tout un ministère pour son simple plaisir ou, bien que disposant d’éléments accablants le ministre et ses complices, préfère s’offrir comme activité, après son périple international, une villégiature pluvieuse écourtée dans l’Ogooué-Maritime. Ce n’est pas l’ADN du fils d’Omar Bongo Ondimba.

Par conséquent, que les institutions de la République prennent leurs responsabilités. On ne peut autant humilier un peuple, un pays, une Nation. Il faut que ça s’arrête. La République n’est pas un jeu vidéo qu’on peut piloter depuis Londres. Et à ce niveau, les personnes que l’histoire traitera avec sévérité et fermeté sont toutes celles qui auraient été des collabo. Celles qui acceptent et valident cet état de fait bancal et nuisible pour le Gabon immortel.

Pourquoi dissoudre tout un ministère si c’est pour qu’ensuite rien ne se passe sous le ciel des génies du Gabon ?
La lettre du continent du 19 septembre 2022 nous révèle que cette dissolution est un combat entre Sylvia Bongo Ondimba et son fils Noureddine Bongo Valentin. Ces deux personnages n’occupent aucune fonction dans la République. Qu’est-ce qui leurs donne le droit et le pouvoir de s’immiscer autant dans les affaires du pays sans que cela ne gêne les garants de notre pays, ceux qui répondent devant qui de droit ?

Il faut que ce désordre ou ce mélange de genre s’arrête. Cela fait trop de temps que le maillet est très mal tenu. Le rituel auquel nous assistons ne correspond à rien. Les codes de la République sont bafoués et violés.

Une chose reste certaine, ces énormités multipliées révèlent bien l’état réel du président de la République et malheureusement le disqualifie pour les échéances électorales à venir. Avec un Ali Bongo en forme, cette affaire du ministère des travaux publics dissout ne se terminerait pas sous un bain de pluie forcé à Port-Gentil.

Et André Mba Obame aurait répété une fois de plus, et cette fois-ci maintenant aux défenseurs du régime en place : Tout ça pour ça ?

Télesphore Obame Ngomo, Président de l’OPAM

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