Le débat de Missélé eba’a/Le pouvoir impose de réfléchir…

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Le gouvernement Ossouka au-delà de ses prérogatives

Qui dirige le Gabon? C’est la question extraordinaire qu’un député français, Bruno  Fuchs, posait devant la représentation nationale française. Sans s’en rendre compte, avec ce froissement des descendants Bongo Ondimba et tutti quanti dans un restaurant parisien, cette interrogation pourrait bien refaire surface.

En effet, alors que le président  de la République a pu jouir d’une rencontre au sommet de l’État français, sans même qu’on ait déjà eu la moindre idée sur l’échange entre les deux hommes, c’est une affaire pathétique qui vient lui voler la vedette. La République des émotions a encore frappé. Jamais de réflexion avant l’action et voici une impasse de plus.

C’est à croire que le nom Bongo Ondimba n’est pas déjà assez sali en France avec cette affaire de biens mal acquis. Il fallait encore y rajouter des problèmes de famille ou révéler la grande animosité familiale qui y règne.

Or, la réaction épidermique, matérialisée par une plainte, qui va prolonger ce spectacle pour les nuls impose de facto deux questions: (1) N’y a t-il pas de chef dans cette famille depuis la disparition de Fidèle Andjoua? (2) si Ali Bongo Ondimba n’est pas capable de régler une affaire aussi banale, comment pourra t’il prétendre résoudre les interminables et complexes difficultés des gabonais?

Voici les conséquences politiques que cette affaire va susciter. En lisant la minable argumentation déployée par les satellites humains et numériques proches de la présidence de la République, on voit bien qu’ils n’ont vraiment pas mesuré l’impact de leurs actes. Si le combat sur les droits des femmes est légitime celui de la protection des orphelins l’est tout aussi.

En quoi Omar Denis Junior Bongo Ondimba aurait agressé les deux filles de sa soeur quand les faits rapportés affirment que c’est son cousin qui aurait cogné les têtes des deux filles? Rien que cette interrogation discrédite la cabale orchestrée et sponsorisée. On voit bien qu’il  y a un acharnement sur un orphelin. Si ses parents, surtout sa mère Edith Lucie Bongo Ondimba, étaient encore de ce monde, la même situation aurait imposé un autre débat. Est-ce tolérable après le spectacle honteux observé lors des obsèques de Fidèle Andjoua?

Ce ne sont pas toutes les situations qu’on gère avec des émotions. Encore moins un pays où la nécessité de penser à toutes les conséquences d’une décision est nécessaire et indispensable.

Par Télesphore Obame Ngomo

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