Le COPIL est-il l’ennemi de la société ouverte ?

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Guy Patrick Obiang Ndong, porte-parole du Comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l'épidémie à Coronavirus au Gabon (COPIL Coronavirus)

Du ridicule à Gabon 1ère où Guy Patrick Obiang a troqué son titre de Docteur en médecine pour prendre celui de Monsieur, tout  cela est symbolique et symptomatique.

 Il a engagé une campagne de dénigrement contre notre pharmacopée nationale gabonaise qu’il accuse d’être à l’origine des problèmes rénaux des Gabonais. II n’a pas manqué de dénigrer les efforts des chercheurs gabonais qui ne bénéficient d’aucune subvention de l’Etat pour leur contribution dans la recherche de solutions contre la maladie et le Covid-19.

Les tradipraticiens et savants qui disposent de savants mélanges sauvent des vies depuis la nuit des temps. Attendaient-ils  l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour lutter contre le paludisme, les morsures de serpents ? Qui du gouvernement et du COPIL et même ce médecin qui a tout intérêt à présenter ses excuses aux chercheurs et tradipraticiens et au cegares, n’a jamais pris des décoctions pour se soigner ? En incriminant les produits de la pharmacopée gabonaise, ce Monsieur peut-il nous dire le nombre de médicaments pharmaceutiques qui sont retirés du marché chaque année en raison de leur effet nocebo ?

Je lui apprends que tout médicament pharmaceutique est par définition un poisson (pharmakon), c’est la définition même du médicament.

Le comportement de l’équipe du COPIL n’est pas scientifique. L’attitude scientifique aurait été de mettre la Fagaricine à l’épreuve de la testabilité pour faire la preuve de ses lacunes. Mais, ces ennemis de la société ouverte ne connaissent pas les principes élémentaires de la société des travailleurs. La preuve, la testabilité en est l’un des principaux fondements. Mieux, en dénigrant la médecine traditionnelle à laquelle ils voudraient soumettre aux exigences de l’OMS, ces égoïstes, cosmopolites scientistes modernisant oublient les quelques points suivants :

– toute médecine est une expression culturelle, le pan d’une culture donnée ;

– la norme est toujours culturelle, celles de l’Occident ne sont pas asiatiques ;

– nous avons d’eux paradigmes de la médecine : moderne et traditionnelle. Or, des patients appartenant à de paradigmes différents ne parlent pas de la même chose, même s’ils utilisent les mêmes termes. L’imaginaire de la maladie en Occident n’est pas la même en Afrique. C’est la raison pour laquelle les médecins formés dans nos Facultés de médecine en Afrique ne sont que des Infirmiers en France.

Notre médecin politicien Obiang, agent de l’OMS avec son comité technique et scientifique du COPIL n’ont donc pas une attitude scientifique, ils ne parlent qu’au nom et pour l’industrie pharmaceutique occidentale.

– l’OMS est une organisation pour l’industrie pharmaceutique occidentale ;

– le vrai rôle de l’OMS devrait être l’éducation à la Santé et non pas la défense des intérêts de l’industrie pharmaceutique.

Le propos de Guy Patrick Obiang sur la chaîne nationale Gabon 1ère montre que nous faisons entrer à pas de charge dans le pays des gens nés avant la honte, que le COPIL est un instrument de l’OMS. Mais les Gabonais n’ont pas à demander la permission de vivre à qui  veut s’imposer. Ils se tournent vers le savoir-faire ancestral.

Malheureusement M Obiang vient  de faire la preuve qu’il n’incarne pas nos valeurs. Il est un personnage emblématique et caractéristique de ces nouveaux esclaves qui attendent tout de leur maître: L’Occident et sacrifient nos vies pour l’intérêt des firmes pharmaceutiques. Il n’a aucun respect de l’éthique et de la déontologie médicale.

Le petit ne sait pas qu’il doit du respect à ses maîtres ! Dr Piebi est son maître, il ne devrait parler de lui qu’avec respect et dévotion, conformément au serment d’Hypocrate.

Des répétiteurs ! À cause du mal que ces gens font à ce pays et l’insulte qu’ils font à la recherche scientifique gabonaise, l’avenir prononcera certains de leurs noms avec dégoût et horreur.

N’est-ce pas de la sorcellerie quand on constate la présence des produits médicamenteux asiatiques sur le territoire nationale et que le COPIL refuse aux Gabonais de manifester de l’intelligence ! La vente de produits asiatiques, indiens, et les produits aloe Vera, ce n’est pas une arnaque ?

Voilà un médecin qui doit encore faire ses classes en matière de recherche en sciences biomédicales et qui prend les chercheurs gabonais pour des imbéciles sans valeurs!

Pr Mvone-Ndong, HDR, Philosophe du Vivant, Éthique responsabilité en médecine.

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