Le COJEP pour un changement de paradigme et un Gabon debout.

C’est à la faveur d’un point presse, que le Collectif des Jeunes pour la Patrie (COJEP) s’est exprimé cet après-midi à Sogatol dans le 5e arrondissement de Libreville sur, des faits politiques, économiques et sociaux aussi brûlants que très importants qui minent le Gabon.

A titre d’information, le collectif des jeunes pour la patrie est une organisation des jeunes (élites) gabonais, qui s’engage à œuvrer de manière active pour la recherche des solutions à la crise sociopolitique que traverse notre pays.

En effet, la démarche du COJEP vise à faire réagir tous les acteurs politiques, la société civile, les confessions religieuses et le peuple à penser Gabon d’Abord afin de sauver la nation qui se meurt par des positions tranchées qui ne lui profitent : ni sur le plan politique, social et économique.

Même que depuis l’annonce de l’hospitalisation le 24 octobre 2018, puis de la convalescence du chef de l’état, les Gabonais assistent indéniablement à plusieurs faits dégradants et pas des moindres, touchant à la stabilité et à l’intégrité de l’Etat, laissant ainsi le Gabon à la risée de tous.

En revanche, le 07 janvier 2019, aux aurores, un lieutenant accompagné de quelques hommes de troupe intentaient un coup d’état. Fin février, début mars, on parle du scandale du kevazingo gate, avec près de 5 000 m³ soit 353 conteneurs de kevazingo qui avaient été découverts sur deux sites d’entreposage appartenant à des compagnies chinoises. Une cargaison immédiatement bloquée sur décision de justice dont les conclusions d’enquêtes restent inconnues.

Puis récemment le lancement de l’opération anticorruption dite « scorpion » avec sa vague d’interpellations et la mise aux arrêts des hautes personnalités de l’Administration Publique et Parapublique pour motifs de malversations financières, détournements de fonds publics, concussion et blanchiment des capitaux.

Aujourd’hui, avec la menace d’une paralysie de l’économie, suit à l’annonce d’entrée en grève d’avertissement de l’ensemble des syndicats des secteurs privés et parapublics qui s’opposent aux nouvelles modifications du code du travail en république gabonaise.

Enfin, le fait qui défraye la chronique sur les prétendus enlèvements qui créent la psychose au sein de la population gabonaise entraînant une réaction spontanée des populations dont l’issue a conduit au lynchage de certains compatriotes présentés innocents par la suite.

C’est fort de ce qui précède que les membres du COJEP, ont décidé de rompre avec le silence qui s’apparente à un consentement. La crise multiforme que traverse le Gabon risque d’être le précurseur d’une crise encore plus profonde aux conséquences incalculables.

C’est d’ailleurs dans le but de prévenir cette situation chaotique, que les membres du COJEP, avaient adressés des correspondances depuis le 13 décembre 2019 aux amis du Gabon à l’instar de la représentation de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, de l’ambassade de France, afin de solliciter un meilleur engagement de leur part dans le processus de sortie de crise du pays.

Le COJEP invite donc le chef de l’Etat au-delà des mêlées, à s’engager fermement dans le processus de redressement à travers des décisions courageuses. Il recommande aussi:

  • Au président, de démettre le Premier ministre actuel et son équipe gouvernemental qui au regard des événements a brillamment échoué et de proposer aux gabonais une équipe d’hommes capables de conduire votre politique afin de donner satisfaction suite aux attentes des populations.
  • La dissolution du parlement du fait de leur mutisme devant le peuple dont il est le représentant face à tous ces faits évoqués plus haut.
  • Une convocation des assises nationales avec toutes les couches sociales reste plus qu’urgente, pour notre pays.

Une telle démarche est proposée parce qu’elle semble être pour le COJEP la seule alternative capable d’offrir à notre pays une opportunité de se réconcilier avec son histoire et avec ses fils car les gabonais ont besoin de se retrouver et de se reconnaître en leurs autorités pour un développement effectif du Gabon dans ses trois volets (politique, social et économique).

Il est temps que la lutte pour la conservation des privilèges rejoigne les poubelles de la sombre histoire de ce pays, et que les citoyens gabonais reviennent aux valeurs de partage, d’équité, d’éthique et de responsabilité publique.

Thierry Mebale Ekouaghe

Directeur de publication, membre de l'UPF (Union de la Presse Francophone) section Gabon, Consultant en Stratégie de Communication, Analyste de la vie politique et sociale, Facilitateur des crises.

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