L’amitié franco-gabonaise : une supercherie selon Guy NANG-BEKALE.

La grande majorité des Gabonais savent parfaitement le poids de la France dans les prises de décisions importantes au Gabon, en particulier lors des élections présidentielles : validation des candidats inéligibles, choix et répartition incorrects des voix aux candidats et proclamation problématique des résultats officiels.

La France a démontré aux opposants francophones africains qu’ils ne peuvent accéder au pouvoir qu’en passant par elle. Il en est ainsi au Gabon depuis Léon Mba en 1958, Albert Bernard Bongo en 1968 et Ali Bongo en 2009. Tous les postulants qui se préparent actuellement pour la prochaine présidentielle… de 2121 ? le savent. Que la France soit dirigée par un gouvernement des hommes et femmes de la Droite ou de la Gauche, elle veille à ses intérêts au Gabon. En conséquence et pour toutes ces raisons et agissements, la France a toujours officiellement pris part, de façon partiale hélas, à la résolution des conflits politiques du Gabon.

De l’observation de ce qui se fait dans les autres pays francophones anciennes colonies françaises en matière de gestion des scrutins présidentiels : Côte d’Ivoire, Bourkina-Faso, RCA, Cameroun, Guinée Conakry, Congo … une évidence se dégage: Jean PING ne pourra exercer le mandat que le peuple gabonais lui a conféré par son vote que si la France se range du côté de la démocratie, de la justice et de la vérité. La résolution juste et impartiale de la crise post-électorale du Gabon constituerait un nouveau départ prometteur plein d’espoir et de sérénité dans les relations politiques entre la France et ses anciennes colonies.

Les patriotes et les démocrates républicains attendent de leurs institutions et surtout de la France un comportement digne et juste à l’égard des peuples africains francophones.

Guy NANG-BEKALE, Dr d’Etat en Sciences Politiques

Paul Essonne

Journaliste

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