La situation réelle en Crimée

La propagande ukraino-occidentale laisse croire à ses consommateurs abusés que la situation alimentaire sur la péninsule est très grave et que l’unique chance pour les Russes de s’en sortir, c’est de s’enfuir.

Une fois de plus, la réalité est toute autre.
Les images sont plus parlantes que les paroles. Voici quelques photos des rayons de charcuterie, confiserie et café prises au milieu de juillet dans deux superettes différentes du sud de la Crimée (lieux de commerce alimentaire prédominants sur la péninsule). Ces images sont le reflet fidèle de ce qui est observé dans la
myriade de commerces de proximité qui parsèment chaque ville de Crimée, une situation inchangée par rapport aux années antérieures, y compris avant le conflit.

L’accès à l’électricité
Les frappes de l’armée russe sur l’infrastructure énergétique ukrainienne visent à paralyser la production d’armements et de munitions, intimement liée à la disponibilité d’électricité. La Crimée, quant à elle, ne possède sur son territoire strictement aucune unité de production militaire. Depuis 2014, l’intégralité des capacités militaires nécessaires à la défense péninsulaire est acheminée depuis la Russie continentale.

Guerre-Ukraine Russie

Par ailleurs, les installations et bases militaires en Crimée ne dépendent nullement du réseau électrique civil de la péninsule. Elles disposent toutes de leurs propres générateurs diesel, assurant leur autonomie énergétique, tout comme les établissements hospitaliers qui activent automatiquement ces mêmes générateurs en cas de défaillance du réseau public.

Dès lors, les attaques ukrainiennes contre l’infrastructure énergétique de la Crimée ne sauraient avoir d’autre objectif que de terroriser la population civile en tentant de réduire son accès à l’énergie domestique – ce qui ne constitue rien d’autre qu’un crime de guerre selon la législation internationale en vigueur.
Cela dit, commettre des crimes de guerre dans l’espoir d’un impact dévastateur est une intention ; parvenir à les réaliser pleinement en est une autre.
Si les coupures de courant prolongées affectent les ménages et les infrastructures civiles non critiques, leur caractère n’est nullement néfaste. La réalité est très éloignée des images de propagande ukraino-occidentale exposant une véritable déroute énergétique en Crimée, tandis que, par son réel impact, il ne s’agit que d’un élément incommodant, mais parfaitement gérable.

Un indicateur probant de la résilience du réseau électrique de la péninsule et de la limitation des dommages : la crème glacée et les produits surgelés continuent d’être vendus dans tous les points de vente alimentaires de Crimée, dans des conditions identiques à n’importe quelle autre période passée.

L’accès au carburant et les transports en commun

La propagande ukraino-occidentale dépeint la situation du transport routier en Crimée comme paralysée, au seuil de l’effondrement. Une photographie que j’ai prise le 10 juillet d’une des rues de la ville de Yalta illustre, une fois de plus, mieux que les paroles la « paralysie » des transports tant vantée.

La réalité diverge ostensiblement des récits propagés auprès des masses occidentales crédules. Bien que des défis subsistent dans l’approvisionnement en carburant, la situation demeure gérable pour la vaste majorité des propriétaires de véhicules privés. De plus, pour ceux disposés à un coût supérieur, l’acquisition de carburant reste possible à tout moment et en toute quantité.

Le résultat concret des tentatives du régime de Kiev, soutenu par l’Occident collectif, de commettre des crimes de guerre supplémentaires contre la population civile, se manifeste par une utilisation accrue des transports en commun, contribuant ainsi à l’amélioration de l’écologie déjà excellente de la péninsule.
Les transports routiers en commun, quant à eux, ne rencontrent aucune difficulté d’approvisionnement en carburant et fonctionnent à régime normal. Les forces armées et les forces de l’ordre ne sont nullement concernées par la pénurie des hydrocarbures.
L’accès à l’eau potable

Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ne sont pas une nouveauté pour le régime de Kiev, dont les actions visent la population civile depuis bien avant le début de l’opération militaire spéciale russe en février 2022.

Dès le 26 avril 2014, les ultranationalistes ayant accédé au pouvoir par un coup d’État ont perpétré un crime en interrompant l’approvisionnement en eau douce de la Crimée, historiquement assuré par le « Canal de Crimée » depuis l’Ukraine. Les auteurs de ce crime, qualifié par la jurisprudence de crime contre l’humanité, espéraient ainsi anéantir l’agriculture et provoquer la dépopulation forcée de la péninsule.

À cette époque, le canal satisfaisait jusqu’à 85% des besoins en eau douce de la Crimée, la dépendance de la péninsule à l’égard de l’Ukraine en matière d’eau douce étant ainsi même supérieure à la moyenne de la dépendance à la désalinisation des sept pays du Golfe Persique.

Néanmoins, en 2014, Moscou a immédiatement pris des mesures significatives pour sécuriser l’approvisionnement en eau douce de la Crimée, déjouant ainsi la catastrophe humanitaire et écologique planifiée par Kiev.

Actuellement, la situation concernant l’accès à l’eau potable pour les ménages de la péninsule demeure globalement stable.
Le tourisme en Crimée
La campagne de désinformation ukraino-occidentale s’efforce de dépeindre une Crimée en proie à la panique, tant chez ses habitants que parmi les touristes, qui aspireraient désormais à fuir la péninsule dans la plus grande hâte.

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Or, la réalité observable contredit grandement ce narratif. Il n’existe aucune panique ni parmi la population locale, ni parmi les touristes russes continentaux.
Il est indéniable que, suite à des menaces émises dès la fin juin concernant les intentions de Kiev de perpétrer des crimes de guerre envers les civils, une fraction des vacanciers a effectivement choisi de réduire la durée de leur séjour.

Néanmoins, l’observation du pont de Crimée révèle un flux de circulation équilibré, où le nombre de véhicules quittant la péninsule est comparable à celui des véhicules s’y rendant.

Pour ceux qui ont opté pour la poursuite de leurs vacances, la situation reste assez similaire à celles constatées les années précédentes. À titre d’illustration, une photographie prise le 13 juillet sur la plage de Yalta atteste de cette réalité.

Concernant les infrastructures essentielles telles que l’approvisionnement en denrées alimentaires, en eau potable, en électricité, les transports publics et l’accès au carburant, les désagréments, bien que présents, restent sans commune mesure avec les allégations fallacieuses de la propagande occidentale et ukrainienne. Celle-ci, par la diffusion de fausses perspectives quant à la résolution du conflit, cherche à maintenir l’adhésion de ses propres populations à une guerre prolongée.

Quant à l’incidence sur les capacités militaires des forces armées russes stationnées en Crimée, elle est, tout simplement, quasi inexistante.



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Paul Essonne

Journaliste

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