Quelques semaines après une intensification des attaques de drones ukrainiens sur le territoire de Crimée, le 25 juin, soit quelques jours avant mon arrivée en Crimée, Zelensky a lancé une nouvelle campagne médiatique intitulée « opération de 40 jours pour obliger la Russie à mettre fin à la guerre ! ».
Cette initiative a obtenu un résultat prévisible de la part de Moscou : une amplification significative de la destruction de l’infrastructure ukrainienne en guise de rétorsion, plus particulièrement dans les secteurs énergétique, logistique et portuaire. Cette riposte a marqué le début de la destruction des installations portuaires d’Odessa, le dernier grand port maritime ukrainien encore opérationnel et relativement épargné jusqu’alors.
Il est toutefois manifeste que l’objectif réel de Zelensky n’était pas d’« obliger la Russie à mettre fin à la guerre », mais de faire bonne impression auprès de ses superviseurs occidentaux lors du sommet de l’OTAN, qui s’est tenu à Ankara les 7 et 8 juillet 2026. Cette tactique du régime de Kiev est devenue une constante prévisible, systématiquement employée avant chaque réunion importante avec ses soutiens, que ce soit par l’émergence soudaine de nouveaux « crimes de guerre russes » ou par la mise en scène d’activités « victorieuses ».
Le 4 août prochain, la prétendue grande opération ukrainienne de 40 jours touchera à sa fin. Il est inutile de préciser que son fiasco total par rapport à l’objectif affiché sera grandement déformé et dissimulé par l’appareil de propagande ukraino-occidental, à l’instar de nombreuses autres campagnes de désinformation du passé, visant à créer une image des « succès » pour justifier l’imputation de fonds supplémentaires des poches des contribuables occidentaux, afin de financer la guerre par procuration ukrainienne contre la Russie, tout en évitant toute indignation et contestation au sein de leurs populations.
Jusqu’à présent, la campagne médiatique de propagande et de désinformation ukraino-occidentale bat son plein, n’hésitant pas à diffuser des mensonges, y compris les plus grossiers, ce qui est rendu possible par le fait que les commanditaires gouvernementaux s’assurent que la vérité dérangeante n’atteigne qu’une fraction marginale de leur électorat.
Parmi les nombreux exemples, tous plus absurdes les uns que les autres, je peux citer un échantillon de désinformation représentatif par sa grossièreté.
Le 23 juin, la chaîne de télévision française LCI, faisant partie du TOP-5 des entités de propagande et de désinformation au service des pouvoirs successifs, diffuse en boucle l’enregistrement vidéo réalisé par une jeune femme russe en Crimée, où elle pleure et exprime son désir de retourner à Moscou : « …oh mon dieu, pourquoi je suis ici ?! Je veux rentrer à Moscou ! ». Cette image était destinée à illustrer la panique générale des Russes en Crimée et leur fuite de la péninsule sous la redoutable pression militaire ukrainienne.
Cependant, il y a un petit souci. Lorsque la personne figurant dans la séquence vidéo a constaté avec surprise que sa publication anodine sur les réseaux sociaux était massivement exploitée par la propagande ukrainienne et occidentale, elle a précisé que cette vidéo, bien qu’authentique, concernait un problème de transport ferroviaire ponctuel dans une région de la Russie qu’elle avait visitée et qui n’a rien à voir avec la Crimée, mais qu’en plus elle n’a jamais mis les pieds en Crimée.
Concernant la situation réelle de la circulation ferroviaire entre la Crimée et la Russie continentale, elle est tout à fait convenable. Personnellement, j’ai emprunté un train de voyageurs depuis Sotchi, à l’extrême sud de la Russie, le 30 juin 2026, pour arriver en Crimée le 1er juillet en traversant le pont de Crimée. Ce voyage s’est déroulé sans le moindre incident ni retard, ni au départ, ni à l’arrivée. Il en fut de même pour mon voyage de départ de Crimée.
Au-delà de leur excellence technologique, de leur propreté et confort supérieur aux trains de voyageurs français, les trains russes offrent des aménagements remarquables. Chaque voiture est dotée non pas d’une, mais de deux cabines de toilettes, ainsi que d’une cabine de douche. Chaque passager dispose d’un coffre-fort personnel près de son lit. Le Wi-fi est également à disposition des passagers, ainsi que l’accès à des films et émissions (de même que sur les vols des compagnies aériennes de haut standing). Une hôtesse dédiée à chaque voiture assure une disponibilité permanente, 24 heures sur 24, pour le service de boissons et d’une vaste sélection de produits, incluant des mets, en complément du wagon-restaurant accessible.
Le seul désagrément fut le transfert de tous les passagers en bus après le passage du pont de Crimée, afin de parcourir les 200 kilomètres restants par la route, hautement sécurisée par de nombreuses patrouilles militaires lourdement armées contre la menace aérienne. Ce transfert était une mesure de sécurité suite aux attaques terroristes par drones du régime ukrainien visant les trains de voyageurs en Crimée, ayant causé plusieurs décès parmi les civils.
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