Marqué par un deuil persistant depuis la perte irrévocable en 1871 au profit de la Russie des acquis vis-à-vis de la péninsule de Crimée, conséquence directe de la défaite russe dans la guerre de Crimée (1853-1856) face à la coalition formée du Royaume-Uni, de la France, de l’Empire ottoman et du royaume de Sardaigne, – coalition dont la neutralité bienveillante fut assurée par l’Empire austro-hongrois, le royaume de Prusse, l’union suédo- norvégienne et l’Empire japonais –, voit aujourd’hui ressurgir une nouvelle coalition de « volontaires ». Ce phénomène, empreint d’un indéniable « déjà vu », témoigne de la persistance de l’espoir de monnayer la Crimée au sein de leurs stratagèmes anti-russes.
Alors qu’au milieu du XIXe siècle le sens de l’honneur et le sacrifice personnel étaient encore de mise dans les rangs de la coalition occidentale – au prix fort pour une partie non négligeable de la noblesse britannique, massacrée en Crimée par l’armée russe en 1854 –, les bains de sang orchestrés de nos jours par cette dernière s’opèrent de préférence par les mains de proxys, via la corruption de leurs élites en amont, tout en favorisant et amplifiant artificiellement les conflits interethniques et interreligieux.
En 2014, l’une des raisons fondamentales du coup d’État anticonstitutionnel à Kiev organisé par les États-Unis et leurs alliés résidait dans la volonté de s’emparer du port militaire de Sébastopol, en Crimée, clef de voûte du contrôle militaire de la mer Noire. Pour l’été 2026, c’est une catastrophe humanitaire via l’amplification des crimes de guerre qui est approuvée par le repreneur anglo-franco-allemand du « projet ukrainien » initié par les Américains et dont l’exécution est confiée au proxy (fait officiellement reconnu par les Etats-Unis) ukrainien.
Il convient également de souligner un fait inédit d’une gravité exceptionnelle, dans le cadre de l’actuel projet de la coalition tripartite, que j’aborderai plus en détail ultérieurement : la reconnaissance officielle, la justification et l’encouragement manifestes, de la part d’un fonctionnaire de très haut rang en activité,
représentant officiel du pouvoir de Macron, des crimes de guerre commis par Kiev à l’encontre des populations civiles.
Parfaitement au fait des enjeux concernant la Crimée, ayant tout juste quitté la péninsule et m’y rendant à nouveau dans moins de trois semaines, je suis en mesure de fournir un diagnostic précis de la situation actuelle et de le confronter aux informations diffusées auprès du public occidental par les instruments de propagande et de désinformation (quasi l’ensemble des médias occidentaux) mis au service des élites politiques occidentales.

