La fille de Feu Guy François Mounguengui Koumba crie au harcèlement de sa mère par la justice aux ordres.

Dans un poste en date du 17 octobre 2020, elle fait des révélations troublantes sur la justice gabonaise :

Je suis mademoiselle MOUNGUENGUI KOUMBA Désirée, fille du Député Guy-François MOUNGUENGUI KOUMBA.

Je viens vers vous à ce jour pour pousser un cri d’alarme.

Le mercredi 20 Mai 2020, mon père a été retrouvé mort à son domicile sis à Owendo. Comme dans toutes les familles africaines, quand il y a un décès il y a des procédures et des coutumes à respecter. Ce qui a été fait de notre côté.

Ma mère KOUMIKY LORÈNE épouse MOUNGUENGUI KOUMBA, qui est donc la veuve de MOUNGUENGUI KOUMBA était mariée à mon père depuis le 25 Janvier 2003 au régime monogamie et biens communs et avant le mariage ils avaient déjà une quinzaine d’années de vie commune et 4 enfants. Je tiens à préciser que ma mère, en près de 35 ans de vie commune, n’a jamais eu de différends avec PERSONNE dans sa belle-famille. S’ils leur restent un peu de dignité et d’honnêteté, ils sauront le reconnaître.

Bien avant l’enterrement de mon père, comme dans la majorité des familles gabonaises, ma mère a été victime d’injures publiques de la part de sa belle-sœur qui est la petite sœur même père, même mère de mon défunt père. Lorsqu’ils préparaient les funérailles, ils ont donc choisi deux lieux pour se faire pourtant le défunt avait son propre domicile où il vivait depuis 21 ans avec sa famille. Les obsèques se sont déroulées pendant deux heures au domicile de son grand frère à Ambowe et 45min exactement au domicile du défunt. Ce qui n’est pas déjà normal.

L’enterrement eut donc lieu le 02 Juin 2020. Comme le dit l’article 647 du code civil gabonais, « la succession s’ouvre au jour du décès ou au jour de la transcription à l’état civil de la déclaration judiciaire du décès en cas d’absence ou de disparition ». C’est à cet effet que le 05 juin 2020 a été demandé par les ayants droit dont la veuve et tous les enfants MOUNGUENGUI KOUMBA, l’ouverture de la succession. Les procédures ont donc suivi leur cours normal.

Toutefois, depuis lors, ma mère et nous sommes victimes d’oppression et de harcèlement de la part de la police judiciaire gabonaise tandis qu’ils ont entre leurs mains les résultats de l’autopsie qui a été réalisée à la demande de la famille paternelle. Nous les enfants et la veuve n’avons jamais eu en notre possession ce rapport d’autopsie. Cela fait précisément 2 mois et demi que la police judiciaire débarque au domicile du défunt à la recherche de la veuve, sous les ordres du capitaine IKAPY, sans raisons valables prétextant avoir reçu un soit-transmis du Procureur ROPONAT qui ne nous a jamais été présenté. Ils disent juste que c’est pour la poursuite de l’enquête. Une enquête qui avait déjà été close étant donné qu’ils ont eu en leur possession le rapport d’autopsie. La veuve a été auditionnée deux fois et les enfants qui étaient présents, une fois.

En août 2020, nous a donc été notifiée une assignation à comparaître aux fins de déclarations judicaires d’indignité datant du 28 juillet 2020, requête de monsieur BIBALOU KOUMBA MOÏSE, frère aîné du défunt.

Nous poussons un cri d’alarme aujourd’hui suite à l’oppression de la police judiciaire envers nous et surtout envers la veuve. Pour preuve le 16 octobre 2020, l’agent BOUKOUMOU Stevi et trois autres éléments de la police judiciaire ont procédé à une arrestation arbitraire de la dame chargée de s’occuper des enfants. Ils l’ont traîné au poste afin de mettre pression sur elle pour obliger la veuve à se présenter à eux, tout ceci sans fondements juridiques réels.

Aujourd’hui la famille du défunt a du donc quitté leur domicile et se retrouve donc à la rue afin d’éviter toutes ces persécutions injustifiées.

Nous n’en pouvons plus. Nous voulons retrouver notre sérénité et notre quiétude. Ce n’est déjà pas facile d’accepter l’absence de notre père. Qu’on nous laisse au moins faire notre deuil en paix. Il y a des enfants à bas âge qui sont traumatisés et vivent dans la peur.

Au secours ! Les enfants et la veuve Mounguengui Koumba crient à l’aide.

Obone Flore

Journaliste

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