A Libreville, l’heure est à la fermeture et à la vente de l’hôtel haut de gamme Ré-Ndama. Si malgré la pandémie, certains hôtels sont encore ouverts, le groupe indien Wali Hotels & Resorts, propriétaire ferait mieux de fermer ou de vendre carrément cet établissement hôtelier de trois étoiles, hier encore fierté du Gabon.
Avec le Covid-19, la descente aux enfers se poursuit pour les 150 anciens employés de l’établissement hôtelier de prestige le Ré-Ndama. Il n’y a plus d’activité depuis mars 2020 selon la position adoptée par la direction du groupe Wali Hotels & Resorts, et ce en dépit de consignes de prudence de la part des responsables patronaux ou de réseaux. Car, la procédure de cessation de l’activité d’une entreprise aboutit à sa fermeture et à l’arrêt de son activité. Ainsi, l’imbroglio autour de ces anciens agents serait-il l’écho d’un dépôt de bilan ou d’un arrêt volontaire ? Dans tous les cas, l’entreprise doit respecter plusieurs étapes : dissolution, liquidation, paiement des impôts et déclaration sociale.
Aujourd’hui, le mouvement s’est même amplifié. C’est regrettable, mais la direction a conscience du problème. Elle a attendu au maximum avant de réagir au paiement des 3 mois d’impayés de leurs indemnités de chômage technique, mais il est question à présent du paiement intégral des droits. On peut qualifier la situation actuelle de catastrophe. Il y a une grande incertitude devant la vie de ces hommes et femmes. Et la politique de petits pas du gouvernement finit par agacer. Particulièrement fragilisée par la crise sanitaire, la direction de cet établissement l’hôtellerie haut de gamme réagit de manière contrastée.
Plus personne ne dormira à l’hôtel Meridien Ré-Ndama. Tout simplement parce qu’il a cessé définitivement son activité. La raison : l’établissement doit être détruit, et les 150 anciens agents dédommagés.

