Un acte d’une violence inouïe a secoué l’opinion publique congolaise ce week-end. Le Dr David Balanganayi, médecin à l’Hôpital général de référence de Kinkole, est accusé d’avoir violemment frappé une patiente en salle de travail. Le praticien a été arrêté et une procédure de radiation est déjà en cours.
Les faits : Une demande de dignité qui bascule dans l’horreur.
La scène, qui dépasse l’entendement, s’est déroulée juste après qu’une jeune femme a donné la vie. Présentant une déchirure du périnée nécessitant une suture, la patiente a légitimement sollicité une anesthésie pour supporter l’intervention.
Face à ce qu’il a perçu comme un affront ou une désobéissance, le Dr Balanganayi, qui cumule par ailleurs des fonctions de pasteur, est entré dans une colère noire.
Selon les témoignages et les premiers éléments de l’enquête, le médecin ne s’est pas contenté de brutaliser physiquement la patiente encore vulnérable. Dans un mépris total de la déontologie et de la pudeur, il aurait ordonné à un infirmier de filmer la scène alors que la victime se trouvait encore dans un état de nudité.
Réaction immédiate des autorités.
La réaction de l’exécutif ne s’est pas fait attendre. Le ministre de la Santé, le Dr Roger Kamba, a fermement condamné cet acte qu’il qualifie d’inacceptable. Saisissant l’Inspection générale de la santé, le ministre a instruit que des mesures radicales soient prises :
Le médecin a été appréhendé par les services de police. Une procédure officielle est lancée auprès de l’Ordre des médecins pour que David Balanganayi ne puisse plus jamais exercer la profession.
Un dossier a été ouvert pour coups et blessures volontaires et violation grave du secret médical et de la dignité humaine.
Un traumatisme pour le corps médical.
Cet incident relance le débat sur les violences obstétricales et le comportement de certains membres du personnel soignant en République Démocratique du Congo. Alors que les hôpitaux devraient être des sanctuaires de soins et de bienveillance, l’agression de Kinkole rappelle l’urgence de renforcer les mécanismes de contrôle et de protection des droits des patients.
À ce stade, la patiente reçoit des soins de soutien, tandis que la société civile appelle à un procès exemplaire pour que la « loi du silence » ne couvre plus jamais de tels abus en milieu hospitalier.

