Gouvernement gabonais : neuf femmes dans une équipe de 33 membres, le défi de la représentativité

Le nouveau gouvernement gabonais, dont la composition a été rendue publique ce dimanche, compte 33 membres, dont neuf femmes et 24 hommes. Cette composition pose la question de la représentativité féminine au sommet de l’État et de la place accordée aux femmes dans la conduite des politiques publiques.

La nouvelle équipe comprend notamment Brigitte Onkanowa, reconduite au ministère d’État de la Défense nationale, Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou à la Santé, Jacqueline Ilogue épouse Bignoumba à l’Éducation nationale, ainsi que Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny aux Affaires étrangères. Louise Pierrette Mvono, Laurence Mengue Me Nzoghe épouse Ndong, Marcelle Ibinga épouse Itsitsa et Raissa Nana épouse Ghogho figurent également parmi les femmes appelées à exercer des responsabilités gouvernementales. Zenaba Gninga Chaning complète cette représentation féminine.

Sur les 33 membres recensés, les femmes représentent ainsi environ 27,3 % de l’effectif, contre 72,7 % pour les hommes. Cette proportion traduit une présence féminine significative, mais encore minoritaire dans l’architecture gouvernementale.

Au-delà des chiffres, la question essentielle concerne les responsabilités confiées aux femmes et leur capacité à peser sur les décisions stratégiques. La Défense nationale, la Santé, l’Éducation, les Affaires étrangères et les Affaires sociales constituent des secteurs majeurs de l’action publique. Leur pilotage exige des résultats mesurables et une capacité à répondre aux attentes des populations.

La présence de femmes à des postes de responsabilité ne saurait toutefois constituer, à elle seule, un indicateur suffisant de progrès. Elle doit s’accompagner de moyens d’action, d’une réelle participation aux arbitrages gouvernementaux et d’une évaluation équitable des performances.

La représentativité féminine à l’épreuve des résultats.
Dans un pays engagé dans la transformation de ses institutions, la question de la place des femmes dans la décision publique conserve toute son importance. L’enjeu est désormais de savoir si cette représentation se traduira par des politiques plus efficaces en matière d’accès aux soins, d’éducation, de protection sociale et d’égalité des chances.

Le nouveau gouvernement sera ainsi jugé autant sur sa composition que sur sa capacité à améliorer concrètement les conditions de vie des Gabonais.





Assistant Edu Gabon

Paul Essonne

Journaliste

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