La gestion des ordures ménagères à Libreville et dans l’arrière-pays pourrait participer à résorber le chômage des jeunes. En effet, cette initiative peut s’avérer probante à condition que le Gabon rompe avec la tradition qui ramène la gestion des ordures ménagères à la simple collecte.
Il faudrait de ce fait, se résoudre à adopter des techniques professionnelles de traitement des ordures qui s’inscrivent dans un processus organisé : Identification, pré-collecte, la collecte, tri et transformation. Il s’agit là de quatre étapes importantes qui sont autant de spécialités distinctes, mais complémentaires pour traiter efficacement les déchets et assainir les villes.
Averda, la seule société de collecte des ordures ménagères ne saurait assurer de manière efficiente tous ces différents services et satisfaire les attentes des populations. D’Ailleurs, les conséquences de ce monopole sont palpables. Les villes croules sous des tonnes de déchets.
La solution consisterait à injecter des moyens dans la formation professionnelle en créant des branches de perfectionnement tout en ayant des partenariats avec des pays et des organismes plus outillés en matière de gestion et de valorisation des ordures ménagères. Cette initiative permettrait également de régler plusieurs problèmes à la fois, notamment l’insalubrité et le chômage des jeunes. C’est un chantier pourvoyeur d’emplois car, ces quatre spécialités peuvent devenir également cinq opérateurs économiques. La problématique se résoudrait à confier chaque volet à des entreprises spécialisées dans chacune des activités.
Le fait qu’une seule société s’occupe du ramassage des ordures a pour conséquence de réduire les possibilités de spécialisation et de recrutement des jeunes. La spécialisation par branche d’activité ouvre un large éventail d’accès aux emplois, grâce à l’offre des profils divers et variés. Ces expériences ont déjà fait leurs preuves notamment au Rwanda et à Madagascar.

