Gabon/Olam accusé à tord.

Suite à une rumeur relayée par  certains médias nationaux et internationaux de la reprise de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon(SEEG), par le groupe Singapourien Olam, il n’en est rien. Dans l’affaire SEEG- Véolia et l’Etat gabonais il est important de relater les faits.

Fin du mois de février l’on a connu l’accélération des évènements avec la protestation des associations des consommateurs pendant trois jours devant le parvis de la SEEG, il faut souligné que les populations se plaignaient déjà de la mauvaise  fourniture  de l’eau et de l’énergie auprès des clients durant des années( coupure de courant, surfacturation d’eau et de l’électricité, mauvaise qualité de l’eau et autres).

En répondant aux récriminations des populations, et en voulant garantir ses devises dans un contexte de récession, la présidence de la République par le biais de Brice Laccruche Alihanga, directeur  de cabinet d’Ali Bongo Ondimba a décidé de mettre fin à la convention  de la SEEG-Véolia, avant d’être confirmé par le gouvernement via le ministre de l’eau et de l’énergie, Patrick Eyogo Edzang. Cette reprise de la société permet au gouvernement de contrôler cette machine d’argent. Malgré les déboires et son endettement la SEEG enregistre chaque année un chiffre d’affaires de 223 milliards de F CFA (340 millions d’euros). Une importante somme d’argent  non négligeable au moment où les caisses de l’Etat sont  vident, et dont une partie échappait aux régies financières du pays.

Dans le divorce « SEEG- Véolia et l’Etat gabonais » il n’est nullement fait mention du nom d’Olam, ou d’une quelconque reprise de cette société, ni en amont, ni en aval.

Pour votre gouverne, l’Etat gabonais a annoncé officiellement, le 16 février dernier d’avoir mis fin à la convention pour non- respect des engagements. Pour ce faire, il a mis en place un organe ad hoc chargé de « finaliser la rupture contractuelle dans les règles de l’art ».

Il n’est nullement question de distraire, en 1997, la générale des Eaux décroche un gros marché au terme d’un processus d’appels d’offres dans le cadre de la privatisation par l’Etat gabonais de la société d’Eau et d’énergie du Gabon(SEEG), avec une mise sous concession de l’eau et de l’électricité. La générale des Eaux par le jeu des fusions acquisitions est devenue « Véolia Eau » avec comme conséquence au plan juridique que « Véolia Eau » est un actionnaire majoritaire et la SEEG- Véolia le concessionnaire de l’eau et de l’électricité au Gabon.

Et pour enfoncer le clou, le groupe Véolia a déclaré que la situation de l’exploitation de la concession a l’échéance en 2017 montre que le gros des investissements attendu n’a pas été réalisé(plus de 80%) en plus d’une dette due à des factures impayées par l’Etat gabonais qui s’élevait à environ 55 milliards de FCFA. Fini avec le calvaire des gabonais qui voulait en découdre avec le groupe Véolia pour incompétence sur le terrain.



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Thierry Mebale Ekouaghe

Directeur de publication, membre de l'UPF (Union de la Presse Francophone) section Gabon, Consultant en Stratégie de Communication, Analyste de la vie politique et sociale, Facilitateur des crises.

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