Gabon/Nzeng-Ayong : la régulation de la route ne peut passer que par un développement partagé par tous.

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Les membres du Collectif durant la rencontre

La problématique de la route, une situation des plus alarmantes à Obane et Doum-Doum dans le 6e arrondissement de Libreville. C’est dans cette optique que le collectif des habitants de Montalier Nord a convoqué une rencontre explicative le week-end dernier.

Entre nids de poule et crevasses, le collectif des habitants de Montalier Nord juge l’état de leurs routes lamentables. Et le verdict est sévère! Les populations de ce quartier du 6e arrondissement de Libreville constatent que les routes qu’ils empruntent se sont dégradées au cours des dernières années. Ainsi, dans ce linéaire de moins de 2,5 km près de trois milles âmes sont misent hors du circuit de l’égalité des chances prôné par le Président de la République Ali Bongo. Car, l’action sur le rythme de croissance de la population ne peut avoir des conséquences immédiates. Par conséquent, à court et même moyen terme, la contrainte démographique est un fait dont il faut s’accommoder. Le ralentissement de la croissance démographique ne peut en aucun cas être un préalable aux actions en faveur du développement indispensables pour améliorer le sort de chacun. Enfin, le développement économique et social est un impératif, même à court terme, pour améliorer les conditions de vie des populations. Pourtant, dans cet environnement, le site permettra la construction d’un complexe scolaire qui d’ailleurs facilitera l’accès rapide à Oveng, Koubougou et Bambouchine.

Par ailleurs, elles estiment que les pouvoirs publics ne font pas suffisamment d’efforts pour assurer le suivi des travaux. Après moult interpellations notamment au Premier Ministre, au Coordinateur général des Affaires présidentielles, aux Ministres des travaux publics, de l’Education Nationale, de l’Energie, des Mines et celui de la Défense sur le calvaire, le collectif est déçu par le désengagement des pouvoirs publics et demande au gouvernement de se saisir de cette question, et de conduire une étude spécifique pour ne pas oublier cette artère de Nzeng-Ayong. Qu’à cela ne tienne, le représentant des jeunes du collectif Christopher ne désespère en déclarant « Chère Père et Président de la République, notre mot de fin face à cet ultime crie de détresse se tourne vers vous, espérons qu’il trouvera une réponse de cœur à notre misère. »

Les membres du bureau exécutif en concertation

Est-ce du à la baisse des dotations de l’Etat ? Les collectivités sont-elles obligées de faire des choix ? On peut craindre, dans quelques temps, faute de crédit, que la voirie se dégrade par manque d’entretien courant. En fait, les investissements doivent se concentrer sur les réseaux secondaires, là où il y a le plus de victimes.

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