En dénonçant les dérives constatées au sein du ministère des Transports, le vendredi 17 mars dernier à l’immeuble Arambo, le Premier ministre Alain Claude Bilie By Nzé croyait mettre le doigt là où ça fait mal au sein du département des transports. Mais une semaine seulement après cette intervention musclée et fâcheuse du chef du gouvernement, nous pouvons constater que ces accusations semblent produire l’effet inverse contre les pratiques des responsables de la direction générale des transports terrestres (DGTT) qui paraissent bien insensibles face à ces invectives.
Le comportement désinvolte des gérants des centres de contrôles techniques Gabon Autosur et Autobilan Agréé interroge et conduit à des soupçons de corruption et de concussion entre la direction générale des transports terrestres et lesdits centres. S’il est vrai que le Gabon se retrouve endeuillé par la perte de nombreux compatriotes lors du naufrage du navire Esther Miracle, il n’en demeure pas moins que les causes ayant conduit à ce drame national ont élu domicile dans tout le secteur des transports. Le cas des transports terrestres avec les centres de contrôles techniques qui peuvent impunément délivrer des visites techniques sans que les véhicules n’aient subi des vérifications d’usage, ou la délivrance des autorisations spéciales au bénéfice des grumiers permettant de circuler à toutes les heures sont des faits de complaisance, qui traduisent les pratiques de corruption et de concussion au sein de la direction générale des transports terrestres (DGTT).
Anatole Kabounou le DGTT qui était pourtant bien présent lors de cette rencontre, semble ne pas avoir tiré la pleine mesure des invectives du Premier ministre le 17 mars à l’immeuble Arambo. Son soutien à l’administrateur général adjoint Yann Boumah de la société Gabon Autosur, ne s’explique pas en pareil moment. Rien que dans la seule période du mardi 14 au lundi 27 mars, les routes gabonaises ont enregistré cinq accidents impliquant des camions avec pour conséquence de nombreuses victimes dont plus d’une dizaine de décès. Parmi ces cinq accidents quatre sont d’origines mécaniques, dont trois des conducteurs ont perdu le contrôle des véhicules. Le cinquième est le grumier de Kango qui circulait à des heures légalement non autorisées. Rien que pour cette seule période de la moitié du mois de mars 2023, le Gabon a enregistré sur ces routes, presque la moitié des victimes du naufrage Esther Miracle. Si nous additionnons à ces cinq accidents, celui de Kango au mois de février avec le chauffeur ivre qui a fauché cinq enfants dont quatre sont mort sur-le-champ, on peut aisément parler de tragédie dans le quotidien des Gabonais. Il s’agit des drames inacceptables. Peut-on dire que dans notre pays, certains Gabonais morts ont plus de valeurs que d’autres.
Nous comprenons la particularité d’un drame découlant d’un naufrage, mais le discours du chef du gouvernement a été élargi à toutes les dérives trop longtemps constatées au sein du ministère des Transports, notamment dans le secteur des transports terrestres. La délivrance des documents se faisant avec la complaisance et le laxisme soutenu par la corruption n’a pas échappé aux déclarations du Premier ministre Alain Claude Bilie By Nzé. Les investigations en cours découlant d’une des plaintes des syndicats du secteur des transports terrestres contre la société Gabon Autosur, sont en train de révéler les pratiques dangereuses mises en place par les responsables de cette société en tête desquels Yann Boumah, administrateur général adjoint et Joseph Pascal Tripodi ancien administrateur général sous le regard bienveillant du DGTT Anatole Kabounou, qui ne trouve jusqu’ici aucune raison de sanctionner ces pratiques qui mettent tous les jours en danger les vies de nos populations sur les routes.
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