« Bitam : Le fondement de la guerre d’ego des hommes politiques » dixit Teale Mve Ondo.

En politique, la notion de rivalité politique est une évidence absolue et irréversible. Elle est l’essence même de la politique.  

Cette stratégie est souvent mise en oeuvre par le souverain pour renforcer son emprise sur ses hommes de confiance: car il faut diviser pour mieux régner. Mais dans un autre aspect, la rivalité politique est l’angle vital de l’exercice de la démocratie.  Elle est la démonstration forte de la liberté d’opinion.

Il est facile de confondre la rivalité politique qui s’apparente à une guerre de leadership à la guerre d’ego. Le premier est un intégrateur de développement de la démocratie, le second est un élément constitutif de la dictature et du totalitarisme.

LA GUERRE D’EGO DES HOMMES POLITIQUES DE BITAM

La politique à Bitam s’exerce sur deux pôles stratégiques. La commune de Bitam, et le Département du Ntem. Et ces deux circonscriptions développent un style politique différent, au regard de la structure sociologique qui la compose. Et pour une question d’équilibre géopolitique, depuis 1990 Feu Omar Bongo Ondimba a fait emerger deux leaders politiques: Emmanuel Ondo Methogo et René Ndemezo Obiang. Ils ont chacun exercé la plénitude de leur pouvoir dans le gouvernement, au PDG, et dans les institutions.

Brimant certains et favorisant d’autres pendant qu’ils étaient aux affaires, la gestion de leur personnel politique fait en sorte que de nos jours, nous nous retrouvions avec des frustrés du passé, montés aux affaires. En somme, la guerre d’ego que nous avons actuellement est un affrontement entre les anciens et leurs anciens collaborateurs, qui sont aujourd’hui aux affaires.

LES ANCIENS BARONS DE BITAM REFUSENT DE SE FAIRE COMMANDER PAR LEURS ANCIENS COLLABORATEURS AUJOURD’HUI AUX AFFAIRES.

Mon ancien collaborateur ne peut pas me commander, même s’il parle tous les jours avec Ali Bongo Ondimba, tel est le non-dit de la guerre d’ego des hommes politiques de Bitam.

En effet, ce qui cause l’instabilité politique de Bitam, est un affrontement entre les anciens barons et leurs anciens collaborateurs. Ils refusent tous de se soumettre à l’autorité de leurs anciens collaborateurs, même si elle leur a été conférée par le Président de la République. Cette situation qui n’arrange pas l’efficacité du PDG sur le terrain, semble être un acte de défiance vis-à-vis d’Ali Bongo Ondimba. Cette guerre d’orgueil qui une fois de plus fragilise la capacité des bitamois à s’unir et parler d’une même voix, présage d’une réélection difficile, même s’il n’y a pas de réelle opposition.

Ce que je tente de démontrer ici, est que que la guerre d’ego dont on parle n’est que l’affrontement d’une seule génération et une seule. Celle de 1990, qui se règle des comptes.

LA CRÉATION INTEMPESTIVE DES GROUPES SOCIO CULTURELS À BITAM

Le département du Ntem est l’une des localités sur le plan national qui compte le plus grand nombre de groupes socioculturels créés dans le PDG. Car chaque leader politique du PDG a son propre groupe socioculturel. Et ça fait désordre. Prise comme de la chaire à canon, nos leaders politiques de Bitam utilisent ces femmes du Parti pour faire leurs démonstrations de force lors des fêtes du 12 mars, ou du 17 août.  De ce fait, il est plus qu’urgent que le Parti prenne des mesures à cet effet pour rassembler toutes ces femmes dans une seule structure dirigée par le parti.

Pratiquons l’addition et la multiplication certes, mais dans la discipline du parti.

J’ai dit

Teale Mve Ondo

Social média manager spécialisé en communication et marketing politique

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