Le ministère de la Défense a fait lire dans la soirée d’hier un communiqué annonçant l’affectation des militaires aux missions de salubrité au sein du Grand Libreville.
Loin des moqueries et postures de politique politicienne qui commentent cette actualité, il faut saluer cette décision et rappeler certains faits et principes qui la justifient.
D’abord, les faits ne sont pas nouveaux. Que chacun revisite la Constitution au titre préliminaire des principes et droits fondamentaux. L’article premier, alinéa 22, dispose que : « 𝘌𝘯 𝘵𝘦𝘮𝘱𝘴 𝘥𝘦 𝘱𝘢𝘪𝘹, 𝘭𝘦𝘴 𝘧𝘰𝘳𝘤𝘦𝘴 𝘢𝘳𝘮𝘦́𝘦𝘴 𝘨𝘢𝘣𝘰𝘯𝘢𝘪𝘴𝘦𝘴 𝘱𝘦𝘶𝘷𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪𝘤𝘪𝘱𝘦𝘳 𝘢𝘶𝘹 𝘵𝘳𝘢𝘷𝘢𝘶𝘹 𝘥𝘦 𝘥𝘦́𝘷𝘦𝘭𝘰𝘱𝘱𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘦́𝘤𝘰𝘯𝘰𝘮𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘦𝘵 𝘴𝘰𝘤𝘪𝘢𝘭 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘕𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 ».
Mieux, il a été créé un Corps du Génie militaire au sein de notre armée. En septembre 2013, par exemple, ce Génie militaire participait déjà à la salubrité de la ville.
Pour un ministère de la Défense nationale qui compte un peu plus de 22 291 fonctionnaires militaires, soit l’effectif le plus important, lorsqu’on détache l’Education nationale de l’Enseignement supérieur (27 533 fonctionnaires pour les deux départements en 2021), il est justifié que son budget de plus de 142 milliards de FCFA serve également aux activités d’intérêt général en temps de paix comme l’indique la Constitution.
Quant à ceux qui se demandent à quoi sert finalement la taxe de 7% prélevée sur les factures d’électricité à la SEEG pour la gestion des ordures ménagères… Qu’ils se rapprochent du Parlement censé voter les budgets, contrôler et évaluer l’action du gouvernement.
Cependant, nous savons tous que le budget n’est qu’une prévision. Le principe même de l’unicité des caisses de l’Etat minimise l’option d’une gestion différenciée des recettes générales. Même si la taxe collectée par la SEEG est reversée au Trésor, cet argent pourrait être affecté à un autre usage. Les décaissements financiers sont à la discrétion de la Présidence de la République, en fonction de ce qu’elle juge prioritaire. C’est connu.
D’où l’invitation à rendre effective la décentralisation ou l’autonomie de gestion financière de certaines entités de l’Etat.
De même, ceux qui, à l’occasion de la présente décision, cachent mal leur mépris à l’endroit du métier d’éboueur doivent se rappeler que ce sont des compatriotes, et non des animaux, qui assument de nettoyer nos ordures. Parfois, avec des salaires de misère et sans véritables assurances face aux risques auxquels ils s’exposent.
Je loue le courage de ces compatriotes qui, quotidiennement, pratiquent ce métier d’éboueur. En tentant de rendre nos villes plus salubres et moins exposées aux maladies pour nous protéger.
Que nos militaires se joignent donc à cet effort est salutaire.
Nul besoin d’y associer nos querelles politiciennes habituelles. A chacun son couloir.
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