Gabon: BESSORA, Grand Prix FILIGA d’honneur et chevalier des Arts et des Lettres.

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BESSORA recevant le Grand Prix d'honneur du FILIGA des mains du Pr Hemery-Hervais Sima Eyi à Libreville le 27 mai 2022

Son talent est reconnu bien au-delà des frontières françaises, son parcours et sa capacité de travail ont de quoi impressionner le plus aguerri des écrivains: Bessora Nan Nguema dit « BESSORA » a en l’espace de quelques semaines été nommée au grade de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en France et a reçu le Grand Prix FILIGA d’honneur au Gabon.

Destinées à récompenser les personnes qui se sont distinguées par leurs créations dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des Arts et des Lettres en France et dans le monde, ces distinctions viennent souligner l’extraordinaire carrière de BESSORA.

Née à Bruxelles en Belgique d’un père diplomate gabonais et d’une mère suisse le 17 décembre 1968, BESSORA a grandi en Europe, aux États-Unis et en Afrique. Ayant beaucoup fréquenté les hôtels, les aéroports, et les avions, elle rêvait, enfant, d’être hôtesse de l’air. Elle est finalement entrée à HEC, en Suisse. Après quatre années d’immersion dans le monde cru de la finance internationale à Genève, BESSORA quitte le costume de golden girl pour celui d’étudiante en anthropologie. Elle débarque à Paris avec sa fille et s’inscrit à l’école des Hautes études en Sciences Sociales, et à l’Université Paris- IX Dauphine. Elle se lance dans l’étude des mémoires pétrolières au Gabon et soutient sa thèse de doctorat. C’est l’anthropologie, avec sa relation à l’écriture, qui la tire vers le roman et la conduite à écrire son premier texte  « 53 cm », puis à le publier en 1999 chez Le Serpent à plumes.

Infatigable voyageur, l’ADN de BESSORA est celui d’une auteure passionnée par les destins singuliers de ses personnages, « J’ai une affection toute particulière pour les personnages de parias et je souhaite questionner la manière dont on s’affranchit de ces conditionnements », comme elle le dit. Elle croit plus que tout à l’importance de voir, interroger, rencontrer. Elle retrace les faits avant de chercher le pas de côté, sillonne les villes et les campagnes pour affiner sa lecture de la planète.

Lectrice assoiffée de connaissances, elle trouve le temps de publier 13 romans et 4 recueilles de nouvelles tout en restant une contributrice infatigable du Conseil Permanent des Ecrivains (CPE) et du Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs (SNAC). Elle fait partie des écrivaines qui ont concouru à développer le CPE et le SNAC et à leur donner leurs lettres de noblesse, en étant respectivement vice-présidente du CPE et présidente du SNAC.

Distinctions de celle du Grand Prix FILIGA d’honneur et celle de chevalier des Arts et des Lettres

Aucun format ne lui résiste, sa plume et son savoir se déploient dans tous les genres: du portrait ciselé à l’éditorial balancé, en passant bien sûr par le récit et l’éclairage qu’elle affectionne tant. Son regard libre et son expertise en font une interlocutrice privilégiée. BESSORA est également lauréates du Prix Félix Fénéon en 2001 pour Les Taches d’encre, du Grand Prix Littéraire d’Afrique noire en 2007 pour Cueillez-moi jolis messieurs…, du Prix Médecins Sans Frontières en 2014 pour Alpha, du Prix de la ville de Tours en 2016 pour “Alpha”, du English Pen 2016 pour “Alpha”, du Best European Fiction, 2016, Dalkey Archive Press, du GLLI (Global Literature in Libraries Initiative) Translated YA Book Prize Shortlist.

Peu d’écrivaines sont aussi connus que BESSORA, qui reste l’une des icônes les plus influentes de tous les temps de la littérature gabonaise. Et son Grand Prix d’honneur au Festival international du livre gabonais et des arts (FILIGA) à Libreville au Gabon témoigne de son héritage.

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