Fraude des visites techniques : Joseph Tripodi, le PDG de Gabon Autosur abandonne ses employés et se tape des vacances de luxe sur la côte d’azur.

Ce qui arrive à Gabon Autosur est tout simplement scandaleux. Un responsable d’entreprise qui demande à ses employés d’enfreindre la  loi et  les abandonne entre les mains de la justice pendant que ces derniers ont besoin de son soutien va  se taper des vacances de luxe payés par l’argent que ces derniers ont escroqué aux usagers, démontre à quel point le ministère des transports  se porte très mal. 

Il y a si peu de temps, cette entreprise était à l’avant garde de la lutte contre l’insécurité routière et les pratiques douteuses qui mettent en danger la sérénité des usagers de la route.

Aujourd’hui, il est difficile d’expliquer ce brusque retournement de situation, au moment où la justice paraît mettre de l’ordre dans le scandale de la production des faux documents de transports jusqu’ici dénoncé par la société Gabon Autosur.

Voilà plus d’une semaine que Winnie Corazon SIMBU caissière et Jean François ONDO chef de centre de la gare routière, font face à la justice pour une plainte déposée par un automobiliste qui se plaint d’avoir été abusé par ces derniers au moment de solliciter une visite technique dans ledit centre.

Selon les informations reçues, l’automobiliste qui voulait absolument que son véhicule soit contrôlé par les machines de cette société comme l’oblige les termes de leur contrat avec l’état Gabonais et comme cela se fait partout dans le monde, a  été surpris de constater que ce qui intéressait les employés de la société Gabon Autosur était l’argent et les documents.

Après avoir exigé que son véhicule soit contrôlé, les agents en poste, lui feront savoir que les machines sont en panne et que malgré cela, ils délivrent le macaron de visite technique. Les agents de Gabon Autosur feront alors savoir à l’automobiliste  que s’il veut faire passer son  véhicule sur les machines, il peut aller le faire à leur base située à Oloumi, mais entre-temps, le macaron lui sera délivré à l’instant. Toute chose qui aurait suscité la colère de l’automobiliste, car voyant ainsi sa vie et celles des automobilistes être mises en danger. Prise de panique, les agents de Gabon Autosur sentant venir les ennuis feront savoir à leur interlocuteur que même l’administration des transports est parfaitement informée de leurs pratiques et cela n’a jamais créé de problèmes à ce jour. La suite, une plainte s’en est suivi et des auditions ont été entamées, avec à la clé des vérifications sur les lieux des faits.

Comme le dit l’adage, il y a 99 jours pour le voleur et un seul pour le propriétaire, c’est malheureusement le mauvais jour pour Gabon Autosur qui était arrivé et comble de  malheur, tout cela survient alors que le PDG de cette société venait d’être introduit au cabinet du ministre des transports,  Brice Constant Paillat par le directeur général des transports terrestres Anatole Kabounou Onkoni, dans le but de solliciter la faveur d’établir des visites techniques sans la présentation physique des véhicules dans les centres. L’on se rappel  également qu’une note de rappelle à l’ordre venait d’être affichée par le directeur général de cette société pour interdire toute pratique illicite au sein de cette entreprise.

Qu’est-ce qui va alors conduire  les employés à désobéir aux instructions de leur chef hiérarchique au point de mettre en danger les usagers de la route et de risquer leur propre liberté ? Le comportement de leur président directeur général (PDG) Joseph Tripodi, ne peut s’expliquer, sachant que l’argent issu de ces différentes violations des instructions du DG Fabrice Guidat rentre dans les caisses de l’entreprise va garnir les poches du sieur Joseph Tripodi qui va avec cet argent s’offrir des vacances de luxe sur les bords des plages des côtes Françaises, laissant ainsi au grand désarroi ses employés qui ont bravés  le code pénal pour l’enrichir.

Rose Christiane Ossouka a pourtant été clair, il y a quelques semaines. Dénoncer tous les faits de corruption et de dérives financières doit être l’une des principales missions  des hommes de médias afin de répondre aux exigences du président de la république qui a déclaré une tolérance zéro face à tous les actes de corruption et de déviance financière en République Gabonaise. En décidant de prendre l’argent des usagers pour enrichir les caisses de leur société et justifier leur utilité aux yeux de leur PDG, Winnie Corazon SIMBU caissière et Jean François ONDO chef de centre à Gabon Autosur, ont fait certainement le choix de la prison centrale pendant que le commanditaire de leurs faits se la coule douce comme tout côlon en cette période au pays des Gaulois.

 

Paul Essonne

Journaliste

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