Franceville : deux décès au CIRMF relancent les questions sur les conditions de travail

Le décès de Graciella Mamboundou Maroga, 33 ans, employée du Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF), avait marqué l’opinion à Franceville en juin 2026. Plusieurs mois après les faits, les circonstances de sa mort continuent de susciter des interrogations.La jeune femme avait été retrouvée morte à son domicile, à Franceville, en juin 2026.

Selon les informations rapportées à l’époque, elle aurait laissé une lettre dans laquelle étaient évoquées des difficultés liées à son environnement professionnel. Ces éléments avaient conduit les autorités judiciaires à ouvrir une enquête afin de déterminer les circonstances exactes du décès. Dans le cadre de cette procédure, trois responsables du CIRMF avaient été placés en garde à vue, avant d’être remis en liberté provisoire par un juge d’instruction à la mi-juin 2026.

À ce stade, une précision s’impose : cette remise en liberté provisoire ne constitue ni une condamnation, ni une déclaration d’innocence. À ce jour, aucune décision judiciaire définitive n’a été rendue publique concernant cette affaire.

Au-delà de la procédure judiciaire, cette affaire avait soulevé une question plus large : celle des conditions de travail au sein de cette institution scientifique de référence. Les notions de harcèlement moral ou de pression professionnelle évoquées à l’époque dans la presse restent des allégations qui doivent être établies par l’enquête et, le cas échéant, par la justice.

Mais leur évocation avait mis en lumière la question du bien-être des personnels. Quelques mois plus tard, la découverte du corps sans vie de Léance Djaba, chauffeur au CIRMF retrouvé dans une zone boisée à l’intérieur du centre, vient raviver ces interrogations.

De fait, rien ne permet d’établir un lien entre les deux décès. Les circonstances de la mort de Léance Djaba font l’objet d’une enquête distincte, qui vient de débuter.

La succession de ces deux drames au sein d’une même institution interpelle. Quelles étaient les conditions de travail des personnels concernés ? Des signalements avaient-ils été effectués en interne ? Les éventuelles alertes avaient-elles été prises en compte ? Et quelles suites ont finalement été données à l’enquête ouverte après le décès de Graciella Mamboundou Maroga ?

Autant de questions auxquelles seule une procédure judiciaire complète et transparente pourra apporter des réponses. Alors que l’enquête concernant Léance Djaba est en cours, l’attention se porte désormais sur les conclusions des autorités judiciaires compétentes, afin de déterminer les circonstances précises de chacun de ces décès, sans amalgame ni accusation prématurée.

Source Info Ab.





Assistant Edu Gabon

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