Fonds RSE : l’exigence de transparence s’installe dans le pilotage des projets

Derrière les chantiers financés dans les localités de Moanda, Bakoumba et Mounana se trouve un dispositif de gouvernance destiné à assurer le suivi des ressources et des réalisations du Fonds RSE. Le rapport 2025 met particulièrement en avant la recherche d’une gestion concertée, associant l’État gabonais, les collectivités locales et Eramet Comilog.
Le dispositif repose principalement sur deux instances. Le Comité de Gestion Partenariale (CGP) intervient sur les orientations stratégiques, la validation des projets et l’allocation des ressources financières. Le Comité de Gestion Opérationnelle (CGO), pour sa part, assure le suivi technique des projets, examine leur niveau d’avancement et identifie les difficultés nécessitant des ajustements.
En 2025, les deux mécanismes ont fonctionné à travers plusieurs réunions consacrées notamment à l’eau potable, aux voiries urbaines, au Lycée de l’Excellence, à l’extension du marché de Moanda et à la gestion des déchets. Le CGO a également appelé au renforcement de la planification et de la transparence dans la gestion des ressources du Fonds.
Cette organisation traduit une évolution importante dans la manière d’appréhender la responsabilité sociétale. Il ne suffit plus de financer un projet : encore faut-il pouvoir suivre son exécution, mesurer son niveau d’avancement et apprécier son impact réel sur les populations.
Le rapport RSE 2025 revendique d’ailleurs une démarche de « redevabilité » autour des actions conduites par l’État et Eramet Comilog ainsi que des ressources mobilisées. Il met en avant l’amélioration continue des mécanismes de gouvernance et l’optimisation de l’impact des investissements sociaux.
Cette exigence prend tout son sens face à la diversité des projets engagés. Certains sont achevés, d’autres se poursuivent et plusieurs ont nécessité des ajustements techniques ou opérationnels. Le suivi régulier permet ainsi de documenter les écarts, de comprendre les difficultés rencontrées et de réorienter, lorsque cela s’avère nécessaire, la mise en œuvre des projets.
Pour les territoires bénéficiaires, l’enjeu dépasse donc la seule réalisation physique des infrastructures. Il concerne également la capacité à démontrer que les ressources consacrées à la RSE répondent effectivement aux priorités locales.
Le Fonds RSE se trouve ainsi face à un impératif devenu central : faire de la transparence et du suivi des projets non pas de simples obligations administratives, mais des instruments permettant de mesurer concrètement la valeur créée au bénéfice des populations.




Assistant Edu Gabon

Paul Essonne

Journaliste

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *