L’opération d’emprunt international du Gabon soulève des interrogations sur le respect du mandat voté par le Parlement en mai 2026. De 1,5 milliard sur 10 ans… à 920 millions sur 7 ans.
Le Parlement avait autorisé le gouvernement à lever jusqu’à 1,5 milliard de dollars sur les marchés internationaux via un eurobond de 10 ans, avec Société Générale désignée comme banque arrangeuse.
Finalement, le Gabon a levé 920 millions de dollars quelques semaines plus tard. Mais l’opération a été structurée par *AFG Capital, sur une durée de 7 ans.
Il reste donc environ 580 millions de dollars de capacité d’emprunt dans l’autorisation parlementaire.
Cet écart entre autorisation et réalisation pose plusieurs questions :
1. Le solde sera-t-il levé ultérieurement par Société Générale, conformément à la loi votée ?
2. Le gouvernement a-t-il renoncé à cette seconde tranche ?
3. Le mandat de Société Générale a-t-il été modifié ou annulé, sans information du Parlement ?
À ce jour, aucune communication officielle n’est venue clarifier ces points.
Au-delà du nom de la banque, c’est le principe de sincérité de l’autorisation parlementaire qui est en jeu. Quand les députés votent un montant, une durée et un arrangeur, l’exécutif a l’obligation de rendre compte des modifications.
Le gouvernement a-t-il simplement adapté sa stratégie de financement au contexte des marchés ? Ou les conditions du mandat ont-elles été changées sans en informer les représentants du peuple ?
Tant qu’une explication claire n’est pas donnée, le doute persiste sur les raisons de ce changement.

