Entre préservation de l’environnement et de l’écotourisme, c’est l’économie gabonaise qui gagne.

Il est temps de bâtir un nouveau Gabon, qui suppose un changement du quotidien des Gabonais. Parce qu’il n’est plus tolérable qu’il y ait autant d’emplois précaires, de chômeurs, de pauvres, d’inégalités, d’exclus.

En effet, tout ou presque est à faire comme l’environnement des affaires, les infrastructures de base, la formation, la santé, le logement social, la diversification de la base productive, le développement rural, l’énergie, l’aménagement du territoire, la solidarité nationale. Car, le développement est avant tout humain.

Avec 22 millions d’hectares de forêt, le Gabon se targue d’entretenir 13 parcs nationaux sur 11% de son territoire en guise de contribution à l’effort mondial de préservation de l’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique. Grâce à cette politique, sa forêt recèle encore 400 essences représentant un potentiel de 400 millions de mètres cubes. Un atout à la fois écologique et touristique que le Gabon veut capitaliser. D’autant plus l’économie verte est l’un des vecteurs de l’économie mondiale du 21ème  siècles. La préservation de cet écosystème n’est pas incompatible avec le respect de l’environnement. Parce qu’on ne peut séparer l’homme de la nature, car les interactions avec son milieu sont essentielles à la perpétuation de la vie sur terre.

Atteindre la barre de 250000 touristes par an d’ici 2025, c’est l’objectif de l’Agence gabonaise du tourisme (AGATOUR) et l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) avec les parcs de Minkébe, Mwagna, Ivindo, Lope, Waka, Bivigou, les plateaux Batéke, Loango, Pongara, Akanda. Au-delà des parcs nationaux, le Gabon dispose de plusieurs grottes naturelles (120 a ce jour) qui peuvent donner lieu à des curiosités et susciter un intérêt touristique indéniable.

Malgré les potentialités touristiques dont est doté le Gabon qui abrite certaines des espèces les plus rares au monde avec les hippopotames nageurs, gorilles, crocodiles oranges, baleine à bosse, tortues luths, éléphants, de nombreuses variétés d’oiseaux, force est de constater que la contribution du tourisme au PIB est très faible.

Aujourd’hui, si le Gabon est un joyau de la biodiversité, tout l’enjeu est de limiter les prélèvements pour ne pas piller la ressource et permettre aux générations futures d’écrire de nouvelles pages de cette richesse. Incontestablement, c’est en ville que se joue l’avenir de la biodiversité gabonaise.

Serge Kevin Biyoghe

Rédacteur en Chef, Journaliste-Ecrivain, Sociétaire de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédias), membre de la SGDL (Société des Gens De Lettres), membre du SFCC (Syndicat Français de la Critique de Cinéma), membre de l'UDEG (Union Des Écrivains Gabonais).

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