Covid-19 : Jusqu’où ira l’état d’urgence ?

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Nous avons décidément beaucoup de mal à sortir de la sidération que provoque l’expérience insolite d’un temps sans durée, où le passé semble définitivement aboli et l’avenir pas encore représentable. Nous en faisons tous les jours l’expérience dans nos vies arrêtées, mais également dans la conduite de cette crise sanitaire du Covid-19 par le gouvernement. C’est peut-être là le cœur de l’état d’urgence sanitaire. Le gouvernement, tout concentré qu’il est sur la lutte contre la pandémie, a décidé de s’exonérer, unilatéralement pourrait-on dire, de ces lois.

La majorité des mesures qui affectent nos vies, à commencer par le confinement, semblent relever plus d’une immense prescription médicale généralisée à l’ensemble de la population, que véritablement du droit. Les protestations contre le confinement sont d’ailleurs très peu nombreuses, car tout le monde comprend que la liberté d’aller et venir soit quasiment suspendue lorsqu’elle accélère la propagation du mal au point de la rendre immaîtrisable. La pandémie nous suspend à une légalité absurde qui nous impose ses décrets illisibles dont tous les scientifiques du monde cherchent à percer les codes. Cette légalité nous propulse dans un registre originaire à ne pas confondre avec le fondamental : la pandémie touche au socle biologique de nos existences.

Mais toutes ces mesures ne veulent pas dire qu’il ne faut pas réfléchir. Pour ce qui est de l’interdiction de la tenue de réunion à 50 personnes, donc, à 40 personnes, ça marche. Eh bien non, ça ne marche pas. Nous avons accepté un crime imparfait par imitation. Il y’a aussi la problématique de l’argent. Comment est confiné l’argent et désinfecté l’argent ? Ça n’a pas de sens ces mesures. Sinon, en quel sens le confinement peut empêcher de mourir par virus interposé. Vous vous surinfectez. Et puis la suite c’est quoi ? Du violent n’importe quoi dans cette histoire du Covid-19 depuis le début.

Les mesures actuelles se situent dans l’état de nécessité, comme l’obligation vitale de se nourrir qui absout le vol. Elles n’ont d’autres limites que leur bien-fondé épidémiologique et notre capacité à les tenir.

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