Covid-19 : Bilan des deux premières phases de l’état d’urgence sanitaire et les perspectives.

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Une vue aérienne de la zone d'Angondjé dans la commune d'Akanda

Le gouvernement par la voix du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale et le Comité de Pilotage du Plan de veille et de riposte au Covid-19 ont été invité par l’Assemblée Nationale le 7 mai 2020 à faire le bilan des deux premières phases de l’état d’urgence et tracer des perspectives de sortie de crise.

En effet, depuis presque un mois, le Gabon est dans une situation exceptionnelle d’état d’urgence sanitaire. Qu’a donc fait le Gouvernement avant l’état d’urgence sanitaire ?

Au stade 1, c’est-à-dire dès l’apparition de l’épidémie en Chine, l’action du gouvernement était tournée vers l’extérieur pour s’occuper de nos jeunes compatriotes en majorité des étudiants en Chine dont certains étaient pris au piège dans la province de HUBEI épicentre de l’épidémie.

A ce stade, l’objectif du gouvernement était également d’empêcher l’entrée du virus sur le territoire national. Ainsi, plusieurs mesures ont été prises au mois de décembre 2019 :

  • Mise en place du Comité de Pilotage COVID-19 doté d’un organe stratégique composé des membres du Gouvernement, d’un Comité Technique composé des médecins de la Santé publique, civile et militaire et complété plus tard par un Comité Scientifique, composé des spécialistes, experts et chercheurs dans les domaines liés à la pandémie ;
  • Mise en place d’un dispositif de veille épidémiologique renforcé aux frontières aériennes, maritimes et terrestres.

Le 07 mars 2020, le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, a tenu un Conseil présidentiel qui a décidé des mesures ci-après : création d’un Fonds Spécial pour la riposte contre le Covid-19  doté d’une enveloppe de 4 milliards de francs CFA pour l’acquisition d’équipements sanitaires; renforcement significatif du dispositif sanitaire au niveau de toutes les frontières : aériennes, terrestres et portuaires ; renforcement en équipements, des deux laboratoires destinés au dépistage du Covid-19 à Libreville, en addition à celui du CIRMF, laboratoire certifié par l’OMS ; restriction des missions non essentielles à l’étranger pour les membres du gouvernement et les agents de l’Etat ; restriction des voyages vers ou en provenance des pays révélés comme étant à haut risque de contamination. Pour les nationaux et résidents présentant des symptômes de la maladie en provenance de ces pays, une mesure de quarantaine de 14 jours sera automatiquement appliquée ; intensification des campagnes de sensibilisation envers les populations sur le COVID-19.

Le Gouvernement a également édicté des recommandations suivantes : report à une date ultérieure de tous les évènements internationaux prévus au Gabon ; respect strict des mesures d’hygiène comme, ne plus se serrer la main, ne plus s’embrasser ni faire d’accolades ; éviter tout contact étroit avec une personne présentant des symptômes de fièvre ou de toux ; en cas de fièvre ou sensation de fièvre, de toux ou de difficulté à respirer, d’appeler le numéro vert gratuit 1410.

Malheureusement, comme d’autres pays au Monde, le Gabon a été également frappé par la pandémie avec un premier cas positif au Covid-19 déclaré le 12 mars 2020.

Parvenu au stade 2 de la pandémie, marqué par la présence du virus sur le territoire par des cas importés, l’action du gouvernement a consisté à empêcher la transmission locale du virus et endiguer sa propagation.

Ainsi, dès le 13 mars 2020, le Gouvernement a pris des mesures difficiles mais nécessaires : Suspension des visas touristiques en provenance des zones les plus infectées, à savoir l’Union européenne, la Chine, la Corée du Sud et les Etats-Unis ; fermeture des crèches, des établissements scolaires, des universités et des centres de formation professionnelle sur l’ensemble du territoire jusqu’au 30 mars inclus ; fermeture des bars et boîtes de nuit jusqu’à nouvel ordre; interdiction de rassemblement de plus de 50 personnes sur tout le territoire national ; suspension des évènements sportifs et culturels nationaux; tenue à huis-clos de tous les évènements sportifs internationaux ; réquisition de l’hôtel Ré-Ndama par mesure de prévention et pour augmenter ses capacités d’accueil en confinement ; utilisation des transports uniquement pour les déplacements indispensables.

Lors du Conseil des Ministres du 16 mars 2020 et au regard de l’accélération de pandémie, le Gouvernement a pris des nouvelles mesures : Autorisation d’un seul vol international par semaine et par compagnie aérienne exerçant ou desservant le territoire gabonais ; fermeture  des restaurants au public à l’exception des services à emporter et de livraisons ; fermeture de tous les lieux de culte et recommandation de prières à domicile ; interdiction des rassemblements de personnes ramenée de 50 à 30 personnes ; suspension des audiences dans les Tribunaux et Cours, à l’exception des contentieux essentiels ; interdiction des visites dans les prisons ; interdiction des visites dans les hôpitaux sauf autorisation expresse du corps médical.

Et le 20 mars 2020, suite à la déclaration du 1er cas de décès au Covid-19, le gouvernement a renforcé le dispositif de prévention : fermeture des frontières terrestres ; interdiction des rassemblements ou des regroupements de plus de 10 personnes ; limitation des passagers dans les transports terrestre, ferroviaire, aérien, maritime et fluvial ; limitation des passagers dans les transports terrestre, ferroviaire, aérien, maritime et fluvial ; limitation des déplacements non essentiels ; permanence des Banques ; limitation des agents dans les Administrations.

En dépit de toutes ces mesures hardies prises par le gouvernement pour freiner la propagation du virus, le Gabon est passé au stade 3 de la pandémie, celui de la transmission intercommunautaire localisée. A ce stade de la pandémie, l’ambition du gouvernement était d’empêcher le passage critique au stade 4 celui de la transmission communautaire.

Ainsi, compte tenu de la dégradation de la situation, le Président de la République, Ali Bongo Ondimba dans son adresse à la Nation du 21 mars 2020 a décidé des mesures ci-après : confinement partiel sur l’ensemble du territoire national, à compter du dimanche 22 mars entre 19h30 et 6h du matin ; livraison de matériel médical additionnel aux personnels de santé, forces de défenses et de sécurité ainsi qu’à la population entière.

Dans un nouveau message à la Nation, en date du 03 avril 2020, conformément au serment qu’il a contracté de préserver le peuple gabonais de tout dommage, le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, a annoncé des mesures sécuritaires et sanitaires fortes doublées d’un plan massif de soutien aux populations et aux activités économiques : confinement total du Grand Libreville ; dépistage massif des populations ; création de 60 centres de test sur l’ensemble du territoire et gratuité des tests dans les structures publiques.

Mesures d’accompagnement

Sur le plan social : Pour les personnes les plus fragiles, et économiquement faibles, mise à disposition jusqu’à nouvel ordre, de 4 milliards de francs CFA par mois pour le règlement des factures d’électricité et 2 milliards francs CFA pour l’ensemble des factures d’eau ; suspension par tout bailleur durant la période du confinement partiel, de la perception des loyers des personnes sans revenus dont la liste sera arrêtée ultérieurement par le Gouvernement ; mise en place d’un Fonds d’aide de 2,5 milliards de francs CFA pour compenser les pertes des petits propriétaires liées à la précédente mesure ; gratuité des transports terrestres assurés par les compagnies publiques pour l’ensemble des usagers, jusqu’à nouvel ordre ; préservation du pouvoir d’achat des travailleurs, par la mise en place d’une allocation de chômage technique comprise entre 50 et 70% du salaire brut mensuel hors primes ; maintien intégral des faibles revenus compris en 80 et 150.000 de francs CFA ; création par l’Etat d’une banque alimentaire financée à hauteur de 5 milliards de francs CFA, afin d’apporter une aide alimentaire aux personnes en situation de détresse et d’urgence.

Sur le plan économique : Réduction de 50 % des patentes et l’impôt synthétique libératoire, pour accompagner les petits commerces et les entreprises de services à la personne ; création d’un guichet de financement d’urgence de 225 milliards de francs CFA pour répondre immédiatement aux besoins urgents de trésorerie des entreprises ; instauration d’un moratoire sur les échéances de dettes envers les banques sans aucune pénalité pour toute entreprise en cessation d’activité ou en grande difficulté liée à la crise; remise d’impôt aux entreprises citoyennes qui préserveront l’emploi et qui feront montre de solidarité et d’exemplarité dans cette situation de crise sans précédent ; octroie et défiscalisation des primes exceptionnelles aux employés qui exerceront leur activité professionnelle, durant la période de confinement.

Instruit par le Président de la République, le Premier ministre, a pris le soin de solliciter l’avis de la Cour Constitutionnelle qui a conclu que la situation qui prévaut était exceptionnelle et exigeait la déclaration de l’état d’urgence sanitaire.

Ainsi, après avoir délibéré en Conseil des ministres et consulté le Bureau de l’Assemblée Nationale et du Sénat, le Président de la République, Ali Bongo Ondimba a décrété l’état d’urgence sanitaire le 09 avril 2020.

Qu’a fait le Gouvernement depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire ?

Dès le 10 avril 2020, le Premier ministre, a rendu publiques les modalités de mise en œuvre des décisions prises par le Président de la République lors de son discours à la Nation du 03 avril 2020.

Il faut admettre que la mise en œuvre de ces mesures, notamment le confinement total du grand Libreville n’a été pas parfaite. Néanmoins, elle a permis d’après les spécialistes à freiner la propagation de la pandémie à l’intérieur du pays où notre système de santé est moins résilient. Le non-confinement du Grand Libreville aurait certainement empiré la situation.

Parvenu à la première phase (15 jours) de l’état d’urgence sanitaire, et malgré les efforts du gouvernement, la pandémie du Coronavirus est arrivée au stade 4, celui de la transmission communautaire.

A ce stade, la courbe de propagation ayant amorcé sa phase ascendante, l’objectif du Gouvernement est de parvenir à infléchir cette courbe et contenir la propagation de la pandémie. C’est pourquoi, lors du Conseil des ministres du 24 avril 2020, le Conseil des ministres a sollicité et obtenu du Parlement la prorogation pour 15 jours de l’état d’urgence sanitaire.

C’est dans ce cadre que le 27 avril 2020, lors du point de presse du gouvernement en vue de faire le bilan de la première phase, le Premier ministre, après avoir évalué la situation, a annoncé le retour au confinement partiel et géographique du Grand Libreville, assorti des conditions ci-après : Nouvelles modalités de circulation dans le Grand Libreville ; Une nouvelle stratégie de riposte communautaire ; Le port obligatoire des masques dans les espaces publics ; La réouverture progressive des commerces non-alimentaires ; Le maintien de fermetures des établissements scolaires et universitaires, des bars, restaurants, hôtels, etc. ; Maintien de toutes les mesures d’accompagnement économique et à caractère social annoncées par le Président de la République.

Concernant les mesures sécuritaires et sanitaires

1- Sur le confinement partiel et géographique du Grand Libreville

Effectif depuis le dimanche 28 avril 2020, le bilan est mitigé en raison de l’incivisme des populations, notamment en ce qui concerne le respect du port obligatoire des masques, les abus constatés dans le transfert des corps et des cérémonies funéraires à l’intérieur du pays, l’inobservation des mesures barrières. Ainsi, des mesures plus fortes et dissuasives sont prises et appliquées par les Forces de Défense et de Sécurité.

2- Sur le dépistage massif : Augmentation de la capacité de diagnostic du Covid-19 avec 7 laboratoires avec pour objectif d’atteindre 2000 tests par jour ; Acquisition en cours des appareils à PCR pour implanter dans les CHR ; Mise en place de 60 sites de dépistage dans les CHU, les HIA, Hôpitaux, centres de santé, infirmeries militaires et les structures privées ; Mise en place des unités mobiles dans les grands carrefours pour le dépistage mobile.

Concernant les mesures à caractère social

1-Sur l’aide alimentaire aux populations vulnérables et en détresse

Dans la phase de collecte : 71 entreprises ont contribué pour 778, 417 tonnes, soit 1.003.320.784 de francs CFA.

Dans la phase de distribution : 56 764 bons d’achat ont été distribués pour 50 537 ménages bénéficiaires impactant 274.203 personnes pour une valeur de 1.419 millions de francs CFA. Il faut adjoindre 8 025 kits alimentaires distribués pour autant de ménages au bénéfice de 48.150 personnes. Au total 58. 562 ménages bénéficiaires pour 322. 353 personnes directement impactées.

2-Sur le règlement des factures eau et électricité (personnes fragiles)

Cette mesure est réalisée à 92,52%. Pour l’eau, 152.734 clients ont bénéficié de la mesure. Pour l’électricité : 2.388 clients compteurs classiques et 245.812 clients compteurs EDAN.

3-Sur la suspension de perception des loyers des personnes sans revenus : Les enregistrements sont en cours. A ce jour, 5 401 dossiers ont été retenus et en cours de traitement.

4-Sur le transport terrestre gratuit assuré par les compagnies publiques

185 bus et 50 taxis sont mis à disposition des populations du Grand Libreville ; 3 compagnies mobilisées (Trans-urb, Sogatra et Trans-Akanda) ; 46 lignes sont exploitées dans les 4 communes. 5O bus sont attribués aux FDS ; 30 bus attribués au personnel de Santé ; 5 bus au COPIL-Covid-19 (Equipes techniques).

5-Sur l’aide et soutien aux gabonais bloqués à l’étranger

Selon les estimations actuelles, une opération de rapatriement de nos compatriotes coûterait 768.270.111 de francs CFA pour 954 personnes contre 967.690.560 de francs CFA pour 522 personnes dont l’octroi d’une aide initialement prévu. Le gouvernement envisage l’option du rapatriement. Le ministre des Affaires Etrangères y travaille.

Concernant les mesures économiques

  • Sur l’allocation de chômage technique (50 à 70 % de solde de base brute hors primes)

172 entreprises ont bénéficié du chômage technique avec un impact sur 5 605 salariés essentiellement dans les secteurs forêt, restauration, hôtellerie, enseignement privé et formation, prestataires de services et autres petits commerces. Ces chiffres concernent le secteur formel.

  • Sur le guichet bancaire et le guichet fiscal

Pour le 1er guichet, il ne s’agit pas des ressources de l’Etat, mais des crédits bancaires garantis par l’Etat pour un montant de 225 milliards FCFA.

A ce jour, le Comité Technique n’a reçu aucun dossier venant des banques mais plusieurs requêtes de demandes d’informations complémentaires sont enregistrées.

Pour le 2e guichet, 20 dossiers ont été validés par la Commission concernant essentiellement l’ISL et la patente.

Sur le plan financier, les différentes mesures déclinées sont prises en charge à travers par les ressources propres de l’Etat et des dons affectés au   Fonds de Solidarité-Covid-19 et par le Gouvernement bénéficie de l’appui des partenaires techniques et financiers.

Ressources propres & dons

  Dotation initiale Situation nette
Fonds de Solidarité Covid-19 25. 000 000 000 23 173 516 543
Ressources propres   22 175 687 653
Dons   997 828 890

 

Dépenses Dotation initiale
Banque alimentaire 5 000. 000. 000
Gratuité de transport 6. 000. 000. 000
Prise en charge des loyers des petits propriétaires 2. 500. 000. 000
Gratuité d’eau et d’électricité 6. 000 000 000

 

Appui des Partenaires Techniques et Financiers

Institutions Prise en charge Enveloppe
AFD Restructuration du projet PASS 2 Volet 1 : Moyens techniques de traitement des patients graves (fournitures d’équipements permettant de traiter 60 patients en réanimation)

 

3,5 milliards FCFA
Volet 2 : appui à la formation des personnels soignants de réanimation (55 médecins et 60 paramédicaux)

 

Volet 3 : mise en place d’un centre opérationnel d’urgences sanitaires

 

Volet 4 : Sensibilisation et communication

 

 

FMI Facilité de financement rapide pour la lutte contre le Covid-19 88 milliards FCFA  Secteur santé : 43 milliards FCFA Secteur Economie : 45 milliards FCFA
BAD Financement du plan sous régional de lutte contre le Covid-19 Appui logistique et opérationnel 10 000 masques PPE, 10 000 tests, 15 unités de réanimation et formation de 150 agents 10 milliards (6 milliards FCFA pour les structures publiques et 4 pour les structures privées)

En cours d’approbation

Banque mondiale Financement des activités communautaires, les diagnostics et les intrants de laboratoire 3 millions USD

En cours d’approbation

OMS Appui logistique et opérationnel  Formation des personnels en modèle intégré (30) personnes

Prise en charge des cas, prévention au contrôle des infections, surveillance et suivi des cas contacts, communication des risques

1er don le 21 avril 2020 : 800 masques,  9 000 paires de gants, 200 lunettes de protection, 1200 blouses et 28 000 masques chirurgicaux
Union Européenne Fournitures d’équipements sanitaires 197 millions de FCFA En cours d’approbation

 

Notre pays enregistre à ce jour 439 cas positifs au Covid-19, 99 guérisons et 8 décès. 5 provinces sur 9 sont désormais affectées. Cette situation est préoccupante mais pas désespérée.  Nous sommes dans la phase ascendante de la courbe.

D’après les projections de l’OMS, le pic de l’épidémie devrait intervenir entre fin mai et mi-juin 2020.  L’objectif du Gouvernement est donc de négocier au mieux ce tournant décisif par une stratégie de riposte communautaire appropriée.

Cette stratégie sanitaire repose sur le triptyque suivant : La prévention pour limiter la propagation du virus ; Le dépistage pour identifier et tester les cas suspects, les cas contacts et les personnes à risque ; La prise en charge des patients atteints du Covid-19.

Concernant la prévention : Maintien de la fermeture des frontières aériennes, maritimes et terrestres ; Maintien de la fermeture des écoles, des bars, des bistrots, des boites de nuit ; Limitation des rassemblements dans les lieux publics à 10 personnes ; Instauration du couvre-feu de 18h à 6h du matin ; Une nouvelle stratégie de communication et de sensibilisation sur le respect des gestes barrières.

Concernant le dépistage

La stratégie du dépistage consiste à dépister les cas suspects, les cas contacts et les personnes ayant des comorbidités. A cet effet, les interventions ci-après ont été mises en place :

  • Augmentation du nombre de laboratoires de dépistage en dehors du CIRMF et du CERMEL. Actuellement, il existe trois centres de dépistage à Libreville fonctionnelles au Laboratoire national de santé publique, à l’HIAOBO et au CHUL. Trois autres laboratoires vont voir le jour d’ici la fin de la semaine, il s’agit des laboratoires des CHUMEFJE, CHUO et l’HIAA. L’objectif est de pourvoir réaliser 1000 tests par jour ;
  • Mise en place des centres de dépistage du Covid-19 dans toutes les provinces du Gabon. L’urgence était de rendre ces centres fonctionnels à Libreville. Actuellement, 25 centres de dépistage sont fonctionnels à Libreville. En province, ce sont des centres de dépistage ciblé dans les CHR, a Bitam, à Lambaréné, Franceville et Port-Gentil.

L’urgence aujourd’hui est le dépistage des personnes ayant des comorbidités à cause de leur grande vulnérabilité face au covid-19.

Sur la prise en charge : Formation de 300 personnels de santé dans les 9 provinces du Gabon avec l’appui de l’OMS et mise en place des équipes de riposte ; Réquisition de l’HIAA et du CHUL pour la prise en charge des patients atteints du Covid-19 ; Validation des protocoles thérapeutiques. Le protocole national utilisé est l’hydroxychloroquine associée à l’Azithromycine, à la vitamine C et au Zinc. Actuellement 120 patients ont été mis sous traitement, 93 sont guéris. Des zones de confinement ont réhabilités pour la mise en quarantaine des cas contacts il s’agit du Ré-Ndama, de l’Hôtel Héliconia et du Camp Turc.1000 lits sont en cours de commande pour augmenter la capacité litière ainsi que 200 respirateurs pour la prise en charge des cas graves.

Le virus ne circule pas. Ce sont les personnes qui font circuler le virus. Les populations font partie du problème, et elles sont également la  solution par la discipline individuelle et collective.

Le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale compte sur les Députés, en leurs qualités de représentant du Peuple gabonais, pour relayer les mesures et sensibiliser davantage les concitoyens.

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