Ces pactes (politiques) qui plombent la République.

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Ali B ongo Ondimba et FEU Omar.

Les derniers chamboulements survenus dans le landerneau politique avec la nomination de Julien Nkoghe Bekale, fils de l’Estuaire et la montée au perchoir de Faustin Boukoubi natif de l’Ogooué Lolo  comme Président de l’Assemblée nationale, ont fait rejaillir les vieilles recettes géopolitiques Omariennes et, surtout, remis au goût du jour, la question des pactes.

 Omar Bongo est ressuscité ! Pouvait-on dire au lendemain de la nomination,  le 11 janvier dernier de Julien Nkoghé Bekalé au prestigieux poste de Premier ministre, chef du gouvernement. La réaction de surprise n’aurait pas paru anecdotique tant la nomination de cet Estuarien  pur jus, natif de Ntoum, a réveillé dans la mémoire collective, les réflexes Pavloviens de la géopolitique Omarienne qui veut que le premier ministre soit toujours issu  de l’Estuaire. Les raisons ? D’aucuns estiment que le président Omar Bongo a  voulu, par ce geste affectif,  renvoyer l’ascenseur à ces populations issues de l’autre bord du Komo qui ont, par le truchement de l’un de ses fils, premier président gabonais, Léon Mba,  cédé le pouvoir de manière pacifique à Omar Bongo, lui-même issu de la minorité Bateke de la province du  Haut-Ogooué. Une autre frange argue qu’il y aurait un pacte de partage de pouvoir où la deuxième personnalité devrait, selon toute vraisemblance, être issue de la province-capitale.

D’autres, au contraire, moins philosophes, y ont vu, derrière cette affabilité déguisée du fils d’Ondimnba, une stratégie purement guidée par des contingences géostratégiques. La province de l’estuaire étant la plus densément peuplée avec plus de 70% de la population gabonaise qui réside à Libreville, sa capitale. Gagner dans l’Estuaire vous ouvre d’emblée les portes du bord de mer.  Ce n’est donc pas une capitale politique, siège des institutions  ressemblant à toutes les autres d’Afrique. Tant son poids démographique joue en sa faveur mais devient, aussi paradoxalement et ce de plus en plus, un handicap à chaque élection présidentielle. La province-capitale faisant  l’objet de plusieurs controverses. Parfois jusqu’à la violence. La dernière, celle d’août 2016, est restée dans les mémoires.

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