Bruno Ben Moubamba, adresse une correspondance à Ali Bongo Ondimba.

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Bruno Ben Moubamba, président de l'ACR.

Le Président de l’Alliance pour le changement et le Renouveau(A.C.R)Bruno Ben Moubamba, a livré mardi à Libreville à la presse la quintessence  de sa lettre ouverte adressée à Ali Bongo Ondimba, dans laquelle il attire son attention sur les mesures d’austérités prises récemment par le gouvernement visant à réduire la dépense publique.

Dans son courrier il s’interroge si le chef de l’État gabonais aurait sacrifié le peuple gabonais pour favoriser les flibustiers de l’opulence tapis au coeur du gouvernement et dans la haute administration qui sont toujours à la recherche des potions magiques pour masquer leurs crimes économiques et forcer les fonctionnaires  à être bancarisé.

En effet, l’ancien vice-premier ministre d’Emmanuel Issoze Ngondet précise dans son message qu’il avait tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences tragiques à venir du mécanisme Élargi Crédit (M.E.C), par lequel le Fonds Monétaire international(F.M.I) a mis le pays sous un plan d’ajustement structurel.

D’où le questionnement du leader de l’opposition qui s’interroge sur le devenir des Gabonais au travers des mesures qu’il estime être insupportables et qui pourraient accroître la galère des populations.

En décidant par exemple d’une mise sur bons de caisse, les agents du secteur public occasionnent des  conséquences néfastes pour les banques, ensuite le gel des concours, mise en stage et les titularisations pour une durée de 3 ans constituent un véritable génocide intellectuel et un sacrifice pour les jeunes issus des couches populaires.

Le natif de Moabi dénonce par ailleurs la mesure visant une baisse des salaires de la petite classe moyenne, dont le solde se situe  au-dessus de 650.000 Fcfa avec pour conséquences, la perte d’emploi du personnel domestique.

 

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