En répondant aux questions du journaliste, Christophe Bouabouvier de RFI en marge de la suppression du franc CFA au profit d’une autre monnaie l’Eco, le ministre gabonais des Affaires étrangères, Alain-Claude Bilie By Nzé s’est exprimé sur la position de l’Afrique Centrale et a tenu à rassurer l’opinion publique sur la solidité de la gestion du Gabon.
En effet, la réforme profonde du franc CFA en Afrique de l’Ouest est une évolution positive qui servira d’exemple aux pays d’Afrique centrale. La preuve avec le dernier sommet de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale) à Yaoundé en novembre 2019, qui a entériné la possibilité d’une réforme en profondeur du franc CFA. Il n’est plus besoin de rappeler que le franc CFA ne doit plus être perçu aujourd’hui comme une question idéologique, mais plutôt comme une question technique et économique avec la présente réforme. Sans une monnaie forte qui booste nos exportations, et qui peut garantir notre place sur les marchés internationaux, point de salut pour les économies des pays d’Afrique Centrale.
Pour rappel, depuis la baisse du cours de pétrole d’octobre 2016, les réserves financières de la sous -région CEMAC sont passées en dessous de zéro. Heureusement, le FMI, a consenti de donner les liquidités nécessaires.
Avec ce coup de pouce, les économies ont reconstitué des réserves. Evidemment, le niveau est encore insuffisant. L’Afrique Centrale est extrêmement dépendants des exportations de matières premières brutes par exemple. La France a une responsabilité sur cette question des réserves. Concernant l’éviction du gouvernement de Brice Laccruche Alihanga au début de ce mois de décembre 2019, et de son interpellation dans le cadre de l’opération scorpion, Alain-Claude Bilie By Nze a affirmé que nul n’est au-dessus de la loi et que finalement, chacun doit à un moment ou à un autre, répondre de sa gestion.
En effet, l’ancien directeur de cabinet du Président de la République avait même mené il y a quelques mois une tournée républicaine dans tout le pays pendant la convalescence du Chef de l’Etat. Force est de constater qu’au vue de la tournure des évènements, il n’en était rien.
Toutefois, l’émergence d’une nouvelle génération ne s’est pas fait attendre. La preuve, avec la nomination du fils aîné du chef de l’État, Noureddin Bongo Valentin au poste de coordinateur général des affaires présidentielles à l’âge de 28 ans. Une fonction occupée il y a des lustres par Jean-Pierre Lemboumba, ou même Jean Rémy Pendy Bouyiki.
Ce n’est pas la première fois qu’un membre de la famille Bongo est appelé à de hautes fonctions. Pascaline Bongo avait été directrice de cabinet, même l’actuel Président de la République Ali Bongo avait été ministre. Les fils et gendres de feu Omar Bongo ont été eux-mêmes ministres.
La Constitution gabonaise est très claire, si demain le chef de l’État n’était plus en capacité d’exercer ses fonctions, on ouvrirait une procédure qui conduirait à une élection présidentielle anticipée.
Alain-Claude Bilie By Nzé a terminé son propos en affirmant que le chef de l’État était toujours en capacité d’exercer ses fonctions, un an après l’AVC qui l’a frappé. Il a très énergiquement repris son activité diplomatique internationale, comme on a pu le constater lors du 9e Sommet extraordinaires de la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale) le 18 décembre dernier.
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