Barro provoque deux schismes du parti en moins de deux ans !

La saillie soulevée le 5 avril  lors du discours d’ouverture du premier congrès extraordinaire du RHM par Alexandre Barro Chambrier a pour but de marquer une rupture nette avec son  ancien secrétaire général. Inutile de porter les ornières et se cacher derrière le petit doigt pour ne pas comprendre la démarche et ne pas voir derrière cette Charybide, la mise à l’écart de Menga et de ses compagnons, considérés comme des traîtres. Mais, cette rupture est de trop. Ceux qui connaissent les deux hommes reconnaissent que cette séparation désavantage plus le fils Chambrier qui aurait gagné en apprenant les rouages de la politique auprès de ce  stratège, idéologue et fin connaisseur des arcanes du landerneau. 

Chambrier fils a hérité aisément et trop facilement du siège du père qui, sentant la fin, comme c’est le cas dans ce pays, a légué son siège au rejeton qui, naturellement s’est engouffré dans l’énorme tunnel  creusé par le père après un séjour au FMI et dans les hautes sphères de la finance internationale. Sans suer ! La gestion d’un parti politique est aux antipodes de  la rhétorique financière et, les hommes politiques,  clivants.  Car  la vérité d’aujourd’hui n’est pas toujours celle du lendemain, comme l’affirmait  Jacky mille encyclopédies lors de l’une de ses diatribes. Il faut être d’aplomb pour maîtriser la sociologie politique gabonaise surtout lorsqu’on s’inscrit dans une posture d’opposant. D’aucuns répliqueront que le père Chambrier veille au grain. Soit ! Mais les erreurs de stratégie s’accumulent.

Les divergences idéologiques entre les deux hommes sont anciennes. Le désamour du 5 avril n’est que la goutte d’eau de trop. Il faut se plonger dans la nuit du  14 au 15 août 2016 pour voir la première fissure entre les héritiers  apparaître lorsque l’ensemble des candidats à la présidentielle s’est réunis chez le doyen Zacharie Myboto pour choisir une candidature unique devant affronter  l’ogre PDG et son candidat Ali Bongo. En lice, Guy Nzouba Ndama, Jean Ping et Casimir Oye Mba. Après trois jours d’intenses tractations entre différents candidats aidés en cela par des associations et des leaders de la société civile,  Jean  Ping a ramassé la mise soutenue en cela par les membres d’Héritage et modernité, pourtant filleuls de Nzouba Ndama. Un comble !  Ceux qui étaient présents à ce conclave qui a sorti une fumée jaune, racontent  la désolation de Nzouba qui se lisait sur son visage. L’homme a  pris dix ans supplémentaires en quelques heures  et risqué une crise d’apoplexie.  Au cours de cette soirée, Menga, très sanguin, débouté et très à cheval sur les principes, s’en était vertement pris à Barro, le tenant au collet devant des témoins hagards en criant : « Ce n’est pas ce que nous nous sommes dits.  Ce n’est pas ce qu’on a décidés. Tu nous as trahis. Tu as fait un vote  ethnique, antidémocratique ». Il fallut l’intervention de nombreux témoins présents à la cérémonie notamment Nzouba pour ramener de l’ordre entre les deux héritiers qui,  le lendemain, se sont retrouvés chez Nzouba, à son initiative  pour leur donner des conseils. Deux ans après, la fumée du calumet de la paix n’a pas encore  disparu que les haches sont à nouveau  déterrées, aujourd’hui.

L’omniprésence du père est-elle à mettre dans ce choix de 2016 ? On est tenté de le croire, Chambrier père étant connu être un dictateur. Les bonnes langues disent que c’est pour forger le caractère du rejeton que le paternel  l’aurait plongé dans la politique pour apprendre à recevoir et à donner des coups ! Le choix querellé de l’héritier en chef  peut s’expliquer. Issu  du sous groupe Mpongwé du groupe Miéné  et  influencé par le père,  Barro a voté et soutenu son frère Jean Ping, Nkomi du même groupe Miéné d’Omboué, faisant fi de  l’orientation prise collégialement par les frondeurs, démissionnaires du PDG de donner leur caution à Nzouba, leur parrain.

Or le programme politique de Nzouba Ndama avait plus de cohérence  et ceux qui ont gravité autour de Ping lors de la présidentielle de 2016 le reconnaissent aujourd’hui à demi-mot. Au  cours du conclave, un éminent leader de la société civile  a attesté d’un parjure en annonçant  que le programme importe peu, le préalable étant le départ d’Ali Bongo. Pourtant, l’offre politique de Nzouba a été inspirée et rédigée, en partie, par les héritiers eux-mêmes. Cette auto flagellation a été la cloche qui a sonnée  le glas entre les héritiers et leur parrain Guy Nzouba.  Dans la foulée de l’après présidentielle, Nzouba a crée, la mort dans l’âme, son parti politique Les Démocrates emportant avec lui, une partie des Héritiers. Aujourd’hui, son  parti, après les législatives de 2018 est la première force de l’opposition avec 9 députés. A contrario, l’ex Héritage et modernité lui, a  récolté la portion congrue avec  4 députés. A la suite du congrès, deux députés  et un maire, celui de Mouila, Jean Norbert Diramba lui aussi exclu du secrétariat général sont en phase de rejoindre Michel Menga.

En moins de deux ans, Héritage et modernité a subi deux scissions qui ont vu des départs regrettables. Problème de management ou simple stratégie politique ?  On ne saurait trancher. Mais dans l’un ou l’autre des possibles, ça fait beaucoup. Et cela agace quand on sait que Barro peut être une offre crédible en 2023..  Cette inconstance fait désordre aux yeux de l’opinion qui s’interroge sur le sérieux du parti et de son leader. Au vu des récentes déclarations de Michel Menga qui refuse de laisser mourir Le Rassemblement Héritage et Modernité (RHM), on peut dire que la peau de l’ours  RHM sera récupérée par l’homme de Cocobeach.Les prochains jours seront épiques.



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