Le Directeur général de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG), vient de comprendre que la gestion d’une entreprise dont l’Etat détient des parts requiert un moral d’acier. C’est le moins qu’on puisse dire, suite à la lettre du Coordinateur général des affaires présidentielles, Noureddin Bongo Valentin, qui a exigé au DG de la SEEG de régler la question de l’alimentation en eau au prytanée militaire.
Nommé le 31 janvier 2020 par conseil des ministres, Alain Patrick Kouma le dg de la SEEG, serait-il sur une chaise éjectable ? C’est en tout cas, ce qui se dessine à l’horizon, à la suite du courrier du Coordinateur des affaires présidentielles. Insatisfait et très en colère, de la situation de l’établissement militaire présidentiel, le fils d’Ali Bongo a saisi officiellement le directeur général de l’entreprise publique pour exiger de ce dernier, le lancement des travaux en vue de l’alimentation en eau du prytanée militaire.
Selon Noureddin Valentin, ces difficultés qui « durent depuis bien longtemps déjà, auraient un impact considérable, non seulement sur les commodités de vies, d’études et de travail, mais également sur la préparation physique des Enfants de Troupe », dit-il.
Avant de rappeler à ce dernier, la personne qui lui a chargé de l’inviter à exécuter rapidement lesdits travaux « Aussi, tenant compte de l’importance que revêt le Prytanée militaire dans la politique de formations des jeunes gabonais, le Chef de l’Etat me charge-t-il de vous inviter au lancement des travaux nécessaires à la résolution de cette problématique de manque de l’eau dans cet établissement dans les meilleurs délais ».
Ce n’est pas tout, le fils d’Ali Bongo, a fait remarquer au DG, que son père mène une politique de « tolérance zéro), en ce qui concerne la corruption. Toute chose qui laisse penser qu’au sein de la structure que dirige Alain Patrick Kouma des soupçons de corruption pèseraient sur cette société et les personnes qui y travaillent.
Le DG de la SEEG serait dans une situation très rocambolesque, car si dans les jours ou mois à venir, il n’y a pas d’eau au prytanée militaire le Coordinateur des affaires présidentielles, pourrait bien prendre d’autres décisions.

