Face aux difficultés persistantes d’accès à l’eau et à l’électricité, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a instruit le gouvernement d’accélérer la réforme du secteur et de poursuivre la séparation des activités de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). La santé, les infrastructures et la modernisation de l’administration figurent également parmi les priorités rappelées lors du Conseil des ministres du 15 octobre 2026.
L’amélioration des services essentiels demeure au cœur des priorités gouvernementales. Réuni jeudi au palais de la Présidence de la République, le Conseil des ministres a été marqué par les instructions du chef de l’État relatives à la réforme du secteur de l’eau et de l’électricité.
Brice Clotaire Oligui Nguema a demandé au gouvernement d’accélérer la réforme portant séparation des activités de la SEEG. Il a également insisté sur la spécialisation des acteurs selon les différents segments de la chaîne de valeur, à savoir la production, le transport, la distribution et la commercialisation.
Cette orientation vise à réorganiser le secteur autour de responsabilités mieux définies. Sa mise en œuvre devra toutefois se traduire par des améliorations perceptibles pour les populations, confrontées à des besoins importants en matière d’approvisionnement en eau potable et d’accès à l’électricité.
La santé au cœur des priorités
Le chef de l’État a également rappelé que le développement national passe par le renforcement du système de santé. Il a demandé la poursuite de l’augmentation des capacités d’accueil des structures sanitaires, en accordant une attention prioritaire à la prise en charge de la mère et de l’enfant ainsi qu’aux cancers.
Dans le domaine des infrastructures, le gouvernement est attendu sur le logement, les transports et le développement des infrastructures numériques. Ces secteurs figurent parmi les six piliers de l’action publique présentés lors de cette réunion.
La modernisation de la gouvernance administrative constitue un autre chantier. Le président de la République a demandé que les attentes exprimées par les populations lors du Dialogue national inclusif d’avril 2024 soient traduites dans les textes et appliquées au quotidien par l’administration.
Il a également insisté sur la nécessité d’accélérer la décentralisation, estimant que son rythme actuel demeure trop lent au regard des difficultés rencontrées par les collectivités locales.
Des réformes attendues sur le terrain
Au-delà des orientations annoncées, le gouvernement devra démontrer sa capacité à transformer les décisions en résultats. Le président de la République a rappelé que les populations jugeront l’action publique à partir de leur quotidien, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux soins de santé et aux infrastructures.
Le défi pour la nouvelle équipe gouvernementale consiste donc à assurer la mise en œuvre effective des réformes engagées et à apporter des réponses rapides aux besoins des citoyens.

