Que deviennent les auxiliaires de sécurité en milieu scolaire ?

Ils sont chargés d’assurer la sécurité dans les établissements scolaires. Mais aujourd’hui, ce sont eux qui disent se sentir en insécurité sociale. Qui sont-ils ? Que demandent-ils ? Et pourquoi en sont-ils arrivés là ?

Au Ministère de l’Éducation Nationale, une banderole manuscrite interpelle. On peut y lire : « M.E.N – Auxiliaires de Sécurité en Milieu Scolaire – Mouvement de Revendications – 6 ans sans intégration – 7 mois sans indemnités – Suspendus depuis le 24 mars 2026 à nos jours – Réparation de notre dignité ».

Quatre revendications qui soulèvent plusieurs interrogations.

Comment des agents exerçant depuis six ans au sein du système éducatif peuvent-ils rester sans intégration à ce jour ? Pourquoi ces auxiliaires affirment-ils être sans indemnités depuis sept mois ? Quelles sont les raisons exactes de leur suspension intervenue le 24 mars 2026 ? Et quelle réponse l’administration entend-elle apporter à leur demande de réparation de leur dignité ?

Ce sont des Gabonais, pères et mères de famille pour la plupart. Comment vivent-ils sans revenu depuis plusieurs mois ? Comment parviennent-ils à scolariser leurs enfants, eux qui sécurisent les écoles des autres ? Que doivent-ils dire à leurs bailleurs lorsque le loyer est dû ? Ce sont là des questions d’ordre social et humain qui se posent avec acuité.

Le Ministère de l’Éducation Nationale, garant de la continuité du service public et de la protection de ses personnels, a-t-il été saisi de leur situation ? Un dialogue est-il en cours ? Quelles solutions sont envisagées pour mettre fin à cette précarité ?

Face à ce mouvement d’humeur, toutes les attentions se tournent désormais vers Madame la Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale, chargée de la Formation Civique, Camélia Ntoutoume Leclercq.

Des agents qui assurent la sécurité des élèves peuvent-ils eux-mêmes vivre dans l’incertitude ? La question reste posée.





Assistant Edu Gabon

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