À 24 heures d’intervalle, deux images de l’école gabonaise. D’un côté, la visite officielle de chantiers modernes à Ntoum. De l’autre, le constat de vétusté à l’école publique de la Sorbonne dans le 3ème arrondissement de Libreville. Un contraste qui interroge à la veille de la rentrée scolaire 2026.
Le mardi 25 août 2026, le Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale et de l’Instruction Civique a effectué une visite sur les chantiers des futurs complexes scolaires de Nkan et Nkoltang dans la Commune de Ntoum.
Il était qustion pour Cmélia Ntoutoume de s’assurer de l’avancement des travaux et de la qualité des infrastructures qui accueilleront bientôt les élèves.
Le complexe de Nkan prévoit : 1 CES de 24 salles, 1 école primaire de 15 salles, 1 pré-primaire de 7 salles, 1 gymnase, 2 cantines, 1 centre multimédia, 1 bâtiment de laboratoires.
Le complexe de Nkoltang prévoit : 1 CES de 22 salles, 1 école primaire de 15 salles, 2 plateaux sportifs, 1 centre multimédia, 2 blocs sanitaires.
La Ministre a assuré que le suivi des infrastructures éducatives se poursuit pour une école plus moderne et accessible.
Le même jour, un témoignage provenant de l’école publique de la Sorbonne dresse un constat inverse.
– Bâtiments fortement dégradés avec des infiltrations d’eau dans les salles de classe lors des pluies
– Manque de tables-bancs pour les élèves
– Absence d’eau courante et sanitaires insuffisants
– Sécurité routière défaillante aux abords, sans dos d’âne ni policiers pour la traversée
– Coût des fournitures élevé : un livre pouvant atteindre 15 000 FCFA
« Nous sommes en 2026. On parle de transformation du pays, mais l’école prend encore l’eau », déplore le témoin.
Ce contraste met en lumière un défi majeur du Ministère de l’Éducation Nationale :
Accélérer les nouveaux chantiers tout en réhabilitant le parc scolaire existant, particulièrement dans les zones urbaines anciennes de Libreville.
Alors que Ntoum s’apprête à accueillir des infrastructures avec laboratoires, gymnases et centres multimédia, des écoles du centre-ville peinent encore à garantir l’eau, les tables-bancs et des sanitaires dignes.
Pour les parents d’élèves de la Sorbonne comme pour ceux de Nzenzélé dans la Boumi-Louetsi qui réclament un collège, l’attente est la même : que les ambitions de la Vème République se traduisent partout, et pas seulement sur les nouveaux sites.

