En prélude à l’arrivée du Président français au Gabon en novembre 2025, Christian N’NANG NSOME, Président du Mouvement pour la Grandeur du Gabon (MGG) et Président en exercice de la plateforme Le Destin National (LDN), regroupant plusieurs formations politiques, avait saisi le Ministre de l’Intérieur aux fins d’obtenir l’autorisation d’organiser une marche pacifique.
Cette initiative s’inscrivait dans une démarche citoyenne visant à revendiquer la rupture ou la révision des accords dits « coloniaux » entre la France et le Gabon, dans le respect des principes démocratiques et des libertés publiques.
Suite au refus opposé par le Ministère de l’Intérieur, le projet de marche a été annulé, dans le strict respect des procédures administratives en vigueur.
Cependant, le 13 novembre 2025, initialement prévue à la bibliothèque de l’Université Omar Bongo (UOB), la conférence de presse a finalement été délocalisée au complexe Évasion, situé au PK9. La plateforme LDN a néanmoins voulu tenir une conférence de presse portant notamment sur :
-le plaidoyer en faveur d’une coopération « gagnant-gagnant » entre la France et le Gabon ;
-l’annonce officielle de la transformation de la LDN en regroupement de partis politiques.
Contre toute attente, dès son arrivée sur les lieux, N’NANG NSOME a été interpellé par des agents en civil. Son frère aîné, Sylvain Nze Sima, Président du Rassemblement pour le Progrès et le Bien-être du Gabon (RPBG), voyant des inconnus interpeller son cadet, a décidé de monter également dans le véhicule. Tous deux ont été placés en garde à vue à la Direction générale des recherches (DGR).
À l’issue de plusieurs jours de garde à vue, les deux hommes ont d’abord été présentés devant le Procureur de la République, puis le Juge d’instruction. Si Sylvain Nze Sima a été remis en liberté, Christian N’NANG NSOME a, quant à lui, été placé sous mandat de dépôt le 17 novembre 2025 pour :
-crime de tentative d’insurrection ;
-délit de tentative de trouble à l’ordre public.
Depuis cinq mois, le dossier demeure en cours d’instruction. L’intéressé continue de contester fermement les faits qui lui sont reprochés :
« Je ne comprends pas ce que je fais en prison. Mon parti a appelé à voter OUI au référendum et a soutenu la victoire du Président à l’élection présidentielle. Comment peut-on m’accuser de tentative d’insurrection ? », déclare-t-il, exprimant son incompréhension face à son maintien en détention en l’absence de jugement, alors même que les éléments à charge apparaissent contestés.
Cette situation soulève plusieurs interrogations fondamentales :
-Le principe de la présomption d’innocence est-il pleinement respecté lorsque la détention préventive se prolonge sans jugement ?
-La détention préventive, censée demeurer exceptionnelle, ne tend-elle pas à devenir la règle ?
-L’intention ou l’organisation d’une marche pacifique, dans un cadre légal, peut-elle être assimilée à une tentative d’insurrection ?
Dans un État de droit, la privation de liberté doit être strictement encadrée, justifiée par des nécessités précises (risque de fuite, pression sur les témoins, trouble grave à l’ordre public) et proportionnée à la gravité des faits reprochés.
Or, en l’espèce :
-la marche projetée avait été annulée à la suite du refus administratif, traduisant une volonté manifeste de respecter la légalité ;
-la conférence de presse relevait de l’exercice normal des libertés publiques, notamment la liberté d’expression et d’opinion, garanties par la Constitution gabonaise, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ;
-à ce jour, aucune matérialité évidente d’un acte insurrectionnel n’a été publiquement établie.
Dès lors, la qualification de « tentative d’insurrection » appelle un examen rigoureux, objectif et impartial.
Il convient de rappeler que Monsieur N’NANG NSOME encourt jusqu’à vingt ans d’emprisonnement au regard des dispositions de l’article 73 du Code pénal. Une telle perspective impose, plus que jamais, une exigence accrue de rigueur judiciaire, de célérité procédurale et de respect scrupuleux des droits de la défense.
La crédibilité de la justice repose sur son impartialité, son indépendance et sa capacité à garantir les libertés fondamentales.
Source SOS Prisonniers Gabon.
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