Gabon/Ngounie : des enfants de l’école primaire des villages Massima et Eteke parcourent 90 km pour passer le CEP.

Au 21ème siècle, malgré les énormes richesses du Gabon les problèmes que nos parents et grands parents rencontraient  à l’époque pour aller apprendre ou passer un examen d’un côté à l’autre du pays à pied n’ont toujours pas disparu.

Dépourvus de centre d’examen à proximité de leurs domiciles, les apprenants des villages Massima et Eteke dans le département de l’Ogoulou, dans la province de la Ngounié, accompagnés de leurs directeurs d’école, ont parcouru, au mois de juin dernier, plus de 90 kilomètres tenez-vous bien à pied pour aller passer les épreuves du Certificat d’études primaires (CEP). Cela se passe au Gabon, dans un pays où le régime du pouvoir en place ne cesse de faire dans l’autosatisfaction.

« Un kilomètre à pied, Ça use, ça use…Un kilomètre à pied, Ça use les souliers. Deux kilomètres à pied, Ça use, ça use… Deux kilomètres à pied, Ça use les souliers… ». C’est au son de cette comptine que les candidats au CEP des villages Massima et Eteke ont arpenté les collines, enjambé les ruisseaux, affronté les intempéries et parfois ils ont dû faire face à des bêtes féroces durant ce marathon inimaginable pour des enfants de cet âge, pour rallier leur centre d’examen. Alors qu’à Libreville on sert aux Gabonais le coronavirus qui est devenu le nouveau programme de société du pouvoir en place et leurs nègres de service comme si cette pandémie était née au Gabon et que le Gabon était devenu le pays qui a payé le plus lourd tribut en vies humaines en Afrique.

Force est de constater que Pierre Miagou, directeur de l’école d’Eteke, et ses élèves ont avalé cinquante-deux (52) Kilomètres en aller-retour à pied et quatre-vingt-dix (90) Km, en utilisant le même mode de déplacement, pour son collègue de la bourgade de Massima, Armand Mounanga Gnondo et ses candidats pour rallier le seul centre d’examen situé à Yeno. On est bien au Gabon en 2021, à l’heure de l’émergence imaginaire d’Ali Bongo prévue en 2025.

Pour information, dans le département de l’Ogoulou à Mimongo le réseau routier est quasi inexistant, et à la prochaine rentrée scolaire les élèves et à leurs encadreurs auront encore à subir ce supplice. Il faut vraiment louer le courage et la bravoure des deux directeurs d’école et de leurs élèves. Curieusement dans ce département de l’Ogoulou, le PDG et Ali Bongo ont toujours fait un carton à chaque élection. Faut-il y voir les effets du syndrome de Stockholm ou simplement l’illettrisme des populations ?

Pour détruire toute une nation, il n’y’a pas meilleur moyen que de procéder à un génocide intellectuel à l’université Omar Bongo qui en est déjà à la 4ème génération en première année et la cinquième viendra bientôt s’ajouter après le baccalauréat 2021. C’est la seule chose qu’Ali Bongo et compagnie semi illettrés ont réussi à faire au Gabon.

Rappelons qu’au Japon, après les bombardements des villes de Hiroshima et Nagasaki, le gouvernement japonais de l’époque va surprendre le monde entier en mettant tout son argent non pas sur l’armement mais dans l’éducation et la formation de la jeunesse japonaise. Aujourd’hui, ça paye cash car le Japon est dans les 5 premières puissances économiques mondiales, et ce en ne possédant aucune matière première. Même que la formation à la japonaise et les cadres japonais sont très prisés dans le monde entier, surtout dans le monde du travail. En revanche, le Gabon a choisi  pour sa jeunesse, le sens inverse à savoir l’appartenance aux loges maçonniques et la pédérastie. Pauvre Gabon, qu’a fait le pays à Dieu pour mériter ça ?

Paul Essonne

Journaliste

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