Depuis la déclaration du mémorandum des organisations de travailleurs adressé aux Parlementaires, des voix se sont levées pour traiter les travailleurs des secteurs du privé et parapublic du Gabon de tous les noms, mais elles restent droits sur leurs bottes.
En effet, ces organisations (une vingtaine au total) ont participé aux travaux en plénières organisés par le gouvernement sur le Code du Travail. Elles ont dénoncé ces mêmes dispositions lors de ces différentes plénières. D’ailleurs, le Ministère du Travail n’est pas d’un grand secours lorsqu’il affirme « A ce stade, c’est le ministère qui tranche. Après vous aurez la possibilité de faire valoir vos positions devant le Parlement». De plus, les organisations des travailleurs ont saisi le Parlement pour dénoncer les dispositions mettant en danger l’avenir des travailleurs. Car les dispositions qu’ils dénoncent sont sérieuses. Il s’agit notamment des articles 9 et 15 sur la discrimination des travailleurs et le harcèlement des syndicats, de l’article 22 sur le CDD, des articles 30 à 36 sur le contrat de mission, de l’article 64 sur le fondement du licenciement, de l’article 102 sur les apprentis, de l’article 207 sur la protection de la femme pendant et après la grossesse, de l’article 209 sur les heures d’allaitement et du congé, des articles 377 et 380 sur la grève. Ainsi, il revient aux Parlementaires de prendre leurs responsabilités. De leur réponse aux dénonciations des organisations dépendra la suite de cette lutte pour la préservation des droits acquis inaliénables des travailleurs.
Que les travailleurs restent donc mobilisés et prêts à prendre aussi leurs responsabilités pour repousser cette légalisation projetée de l’esclavagisme professionnel.

