Le chef de l’Etat, Ali Bongo était devant les parlementaires ce vendredi 25 juin, à l’Assemblée Nationale, pour éclairer leur lanterne sur certaines questions d’ordre politique, économique et institutionnel. Les Gabonais qui ont suivi ce discours, semblent n’avoir pas trouvé leur compte en cette période difficile marquée par la crise sanitaire.
Aucune réponse sur le développement du Gabon, sur l’amélioration des conditions de vie des populations, aucun chronogramme en vue de l’allègement des mesures restrictives édictées par le gouvernement. Ce dernier, s’est plutôt contenté de parler du rôle des parlementaires et vanté le système démocratique gabonais. Une intervention qui a laissé un goût amer dans la gorge des Gabonais. Quand on sait que, chaque année électorale est souvent suivie des contestations et des arrestations arbitraires.
Aussi, comment comprendre que le Parlement composé de l’Assemblée nationale élue au suffrage universel direct et du Sénat élu au suffrage universel indirect chargé de voter la loi, de contrôler l’action du gouvernement et d’évaluer les politiques publiques, dont –il vante les mérites est très critiqué à l’extérieur, du fait qu’il soit monocolore ? Force est de constater que malgré une certaine opacité dans la transparence de la gestion des affaires publiques, des institutions quelques peu aux ordres, l’indépendance de la justice à conquérir, la vérité est que la liberté est un concept en voie d’harmonisation. Pourtant, les Parlementaires participent à l’évaluation des politiques de l’espace de liberté, de sécurité et de justice. Qu’en est-il de l’interdiction des marches pacifiques et autres piquets de grève des syndicalistes ?
Que retenir du discours d’Ali Bongo en ce qui concerne les populations lambda ? Le chef d’Etat est -t-il encore en mesure de conduire les affaires du pays ? N’est-il pas possible qu’il s’octroie du repos ou des vacances ? Des questions sur lesquelles devraient méditer les collaborateurs du chef de l’Etat pour regagner la confiance du peuple. La santé n’a pas de prix, a-t-on coutume de dire. Car, le chef de l’Etat sort d’un accident vasculaire cérébral, qui l’empêche de pouvoir exercer pleinement sa fonction de Président de la République. Le fait de se faire représenter par le Premier ministre lors de certaines rencontres internationales illustre parfaitement ce fait.
Une chose est sûre, ce discours du chef de l’Etat n’était qu’un assemblage des différents discours à la nation depuis la crise sanitaire. Ce discours n’a pas été porteur d’une certaine sérénité et confiance en ces temps de crise sanitaire. Gageons une suite des événements plus sereine et plus pragmatique.

