Le 9 mars dernier, le Premier ministre chef du gouvernement, Rose Christiane Ossouka a tenu une réunion avec les ministres des départements sectoriels énergie, économie. Au centre des débats, le niveau d’avancement du projet et la question du financement. Pour le Premier ministre, le Fmi pourrait accompagner lesdits projets énergétiques.
Le secteur énergétique a englouti plusieurs milliards de francs CFA du contribuable gabonais. Certains projets, bien que sous le contrôle des contrôleurs financiers du FMI, ne sont jamais arrivés à leur terme. Rose Christiane Ossouka qui a reçu des instructions de son chef, de mener à bien les projets énergétiques, souhaite et espère que le fonds monétaire international va accompagner le pays dans son nouveau délire de construction des infrastructures dans le secteur énergétique.
Cette réunion d’une grande importance a vu la présence du Fonds Gabonais d’Investissement Stratégique, et des membres du cabinet du président de la République, ensemble ils ont passé en revue, les projets d’électricité du Kinguele-Ava et des nouvelles centrales d’Owendo et d’eau de Ntoum VII. Des projets évalués à environ à 1600 milliards de francs CFA et s’étendent de 2021 à 2023, dit-on.
Au moment où, les agences de notation s’accordent à affirmer que le Gabon aurait perdu la confiance des investisseurs et que son niveau d’endettement est devenu très inquiétant. L’on se demande comment dans une telle situation, le FMI pourrait bien accepter d’accompagner le pays dans un projet qui pourrait à nouveau engloutir autant de milliards et hypothéquer l’avenir de plusieurs générations.

