Les jeunes vendeurs de friperie se retrouvent depuis quelques semaines dans une situation très compliquée. Obéir et respecter la loi ou mourir de faim avec leurs familles. Un véritable dilemme, dont le résultat est connu aujourd’hui, ces derniers ont décidé de reprendre leurs activités dans les différentes artères de la capitale.
En effet, les vendeurs du « moutouki » semblent être à bout de souffle, ces derniers ne peuvent plus supporter cette situation difficile. Sans une autorisation de la mairie, ils viennent de décider de reprendre la vente de la friperie dans les marchés de Libreville. « Nous avons des enfants qui vont à l’école, il faut payer les taxis, nous devons manger avec nos familles, nous vivons comment pendant cette période » a lancé Jean un jeune vendeur de friperie de la gare routière.
Pour Michel, jeune étudiant et vendeur de friperie, le gouvernement et la mairie devraient penser à toutes les couches de la société, « nous vivons avec ce commerce, je suis étudiant mais la bourse ne me permet pas de m’occuper de ma famille, je fais comment pour nourrir ma famille et subvenir à mes besoins à l’université » s’est interrogé l’étudiant.
C’est donc une situation rocambolesque dont le Directeur du Commerce s’est dit surpris avant d’annoncer une réunion avec le collectif des jeunes vendeurs de friperie. Mais qu’à cela ne tienne, le gouvernement devrait tenir compte du fait que cette activité est exercée par des Gabonais, dont certains sont scolarisés, ce qui permet de limiter aujourd’hui le grand banditisme dans les quartiers.

