Le Gabon doit se prémunir des variantes du Covid-19.

Des premières contaminations au confinement en passant par le couvre-feu. Il y a presqu’un an, l’épidémie de Covid-19 est arrivée au Gabon. Un virus qui a fait basculer la vie des Gabonais. 

Aujourd’hui avec la deuxième vague, il est question d’empêcher le développement des formes variantes du Covid-19 sur le territoire national. Il revient aux autorités sanitaires de détecter davantage et d’intervenir de manière précoce (contact tracing, isolement..) étant donnés les risques de contagiosité accrue du virus. Du fait de cette stratégie renforcée, le nombre de cas groupés ou clusters seront circonscrits.

En effet, la nouvelle souche plus contagieuse est susceptible d’augmenter de 0,4 le taux de reproduction de l’infection, qui est d’ores et déjà légèrement supérieur à 1. Cela pourrait conduire à une hausse exponentielle du nombre de cas. Il s’agit donc pour le gouvernement de gagner du temps et d’éviter qu’elle ne se propage. Pour ce faire, il faut d’une part prévenir autant que possible les importations de cette souche, de l’autre réduire au maximum les contacts.

Pour rappel, la nouvelle souche est apparue de manière indépendante en Angleterre et en Afrique du Sud. Elle a reçu le nom scientifique d’E484K. Le changement se situe dans les saillies du virus. Grâce à la mutation, ces «pointes» peuvent mieux se fixer à une cellule corporelle. Le virus pénètre ainsi encore mieux dans le corps.

Aussi, la mutation pourrait rendre les vaccins existants moins efficaces contre le virus du Covid-19. Les défenses immunitaires des patients peuvent également s’avérer moins efficaces contre la nouvelle variante. Le même constat a été observé auparavant avec les variants sud-africain et brésilien.

Paul Essonne

Journaliste

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