Chantage des médias étrangers : le palais victime de ses propres turpitudes.

Les institutions du pays, en tête desquelles la Présidence de la République, affirment être victime des contenus mensongers de la part de certains médias étrangers notamment « La lettre du continent ». Des informations qui ont amené les responsables du palais du bord de mer de Libreville à prendre des mesures draconiennes à l’endroit de tous les médias qui s’amuseraient à diffuser des contenus mensongers.

Qui a introduit les médias étrangers au Gabon ? Qui a fait de ces médias des privilégiés  et  a établi des contrats à la  Présidence de la République ? Autant de questions qui trouveront leurs réponses dans les tiroirs du cabinet du Président de la République. En effet, depuis des années les médias étrangers ont toujours eu des privilèges à la Présidence de la République. Des privilèges que l’on a souvent refusés aux médias nationaux. Et au fil des années ces journalistes étrangers se sont créé un vaste réseau et des contacts au palais, et ce sont ces même personnes qui les ont introduit au palais qui informent ces derniers sur les activités des proches du Président de la République. De ce fait, s’il y a des personnes à sanctionner que le Président de République se tourne vers ces collaborateurs qui gèrent justement ces questions.

Ces journalistes ne sont pas rentrés par les fenêtres au palais, ils sont bel et bien rentrés par la grande porte, en complicité avec les proches collaborateurs du Président de la République. Ces derniers font du Gabon leur terrain d’expérimentation et leur nouveau fonds de commerce. Cette nouvelle méthode ne date pas d’aujourd’hui et le Président de la République, le sait très bien.  Dès lors, pourquoi, s’interroger sur les motivations réelles de ses auteurs ?

Aujourd’hui, après une nouvelle diffusion des informations sur les proches du Président de la République, l’on apprend qu’il s’agirait en réalité d’un  chantage de la part de ces médias en vue de la reconduction de leurs contrats suspendus par le Gabon.

Une situation déplorable, qui démontre une fois encore que, la Présidence de la République s’est fourvoyée dans ses choix en faisant confiance aux médias étrangers. Quand bien même, la gestion de l’information de la Présidence aurait pu être gérée par l’ensemble des médias gabonais sans distinction d’opinion ou de ligne éditoriale.

Ikoundi Nguema

Journaliste

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