Malgré le confinement lié au Covid-19, le président du mouvement social des travailleurs gabonais vaillants (MSTGV) Pierre Mintsa, a rassemblé ses membres ce jeudi 16 juillet dans les locaux de l’école d’application de l’ENS 1 située dans le 1er arrondissement de la commune de Libreville, toujours dans l’optique des luttes engagées. Ce qui démontre que le monde du travail, la jeunesse, les retraités rejettent massivement la politique antisociale du gouvernement et sont disponibles pour la mobilisation collective.
En effet, le MSTGV soutient toutes celles et ceux qui luttent pour une répartition des richesses au bénéfice du plus grand nombre. Il condamne toutes les violences et en premier lieu la violence sociale, celle des riches et de leur gouvernement qui chaque jour volent une part croissante des richesses créées par le travail. Le gouvernement par l’entremise du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, du ministère de la Fonction Publique, du ministère de l’Economie et des Finances, porte la responsabilité politique des morts et des blessés, dont la liste s’allonge chaque jour.
Aussi, le leader syndical Pierre Mintsa a exhorté l’assistance à jeter ses forces syndicales dans la bataille. Dans le cadre de l’arrimage des pensions retraites civiles et militaires ; l’octroi des postes budgétaires et matricules soldes à tous les sortants écoles, et à tous ceux-là qui sont passés par recrutement direct dont les dossiers sont en instance de recrutement ; le paiement des rappels solde ; le paiement des services rendus ; la régularisation de toutes les autres situations administratives ; l’annulation de la mesure relative au gel des concours administratifs. Le problème n’est plus seulement au niveau de la Fonction Publique, il est transversal.
Pour le MSTGV, le gouvernement est allé trop loin par orgueil et obsession des intérêts du capital et le détournement des fonds. Il est aujourd’hui dos au mur. « Le moment est venu de le faire reculer et d’arracher des avancées » a déclaré Monsieur Mintsa. Car les conditions sont également propices pour porter les revendications et obtenir des avancées. En cela, la date du 31 juillet 2020 correspond au dernier délai donné au gouvernement, avant explosion totale de la sphère sociale gabonaise.

