La crise sanitaire que traverse le Gabon a conduit à ce que des mesures très strictes soient prises par le Président de la République et les membres du gouvernement. Dans l’objectif de freiner le nombre de personnes infectées à la covid-19, il a été instauré par le Ministre de l’Intérieur plusieurs mesures tel que le couvre-feu où dès 18 h aucune personne ne doit sillonner ni errer dans les rues, aucune structure ne doit être ouverte.
Dans le 1er arrondissement de la commune de Libreville en parcourant les aires du quartier Kalikak on constate que de nombreuses structures tels que : magasins, boutiques d’achat clôturent leurs séances de vente bien trop tôt entre 14 h et 15h. Questionné à ce sujet, un gérant d’une petite boutique dira : « On ferme plus tôt parce que c’est l’Etat qui nous a demandé de le faire ». Ce dernier fera volte-face dès le lendemain en prolongeant l’ouverture de sa boutique. D’ailleurs cette petite boutique du quartier n’est pas la seule. Le magasin CKDO qui, avant la pandémie écoulait des produits jusqu’à 20h ferme ses portes également plus tôt à 15h laissant 3h de creux avant le couvre-feu de 18h. Le cas CKDO est peut-être dû à une inquiétude du transport terrestre de son personnel, c’est-à-dire arriver à temps dans les habitations pour les vendeurs de CKDO et ne pas dépasser l’échéance du couvre-feu de 18h. Pourquoi ne pas ajouter une heure d’achats pour les clients et clôturer à 16h. Même constat au quartier Derrière la Prison (2e arrondissement), en s’y rendant vers 10h et 11h toutes les petites structures de commerce (Quincaillerie pour la plupart) sont closes.
A cette allure c’est la population qui se voit être privée d’achats d’un ordre très important ou d’une extrême urgence. Soit l’Etat y est pour quelque chose, soit il s’agit d’une psychose due à la Covid-19 chez les commerçants à la vue des attroupements de clients souvent fréquents devant les magasins, boutiques ou structures de vente.

