La bonne nouvelle est tombée ce dimanche 5 janvier : les prestations de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) reprennent dans les pharmacies à compter de ce lundi 6 janvier. Cette annonce a été faite par la présidente du Syndicat des Pharmaciens du Gabon (SYPHARGA), Dr Sandrine Itout-Y-Maganga, à travers un communiqué. Cette décision marque la fin d’une suspension qui avait débuté le 1er janvier 2025, suscitant des inquiétudes parmi les assurés.
Depuis le début de la suspension, le SYPHARGA n’a pas ménagé ses efforts pour trouver une issue favorable. « Depuis le 1er janvier 2025, date de la suspension des prestations aux assurés dans les pharmacies, le SYPHARGA a entamé des discussions avec les autorités compétentes », a précisé Dr Itout-Y-Maganga. Ces échanges intensifs traduisent la volonté des pharmaciens de garantir un accès continu aux soins pour les assurés, malgré les défis financiers auxquels ils font face.
L’avancée décisive est survenue après une rencontre ce dimanche entre le Syndicat et le Président de la Transition, le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema. Ce dernier a donné des instructions urgentes pour résoudre cette impasse. Ces directives, qui témoignent de l’engagement des autorités à répondre aux besoins de santé de la population, ont permis de lever les blocages et de rétablir les prestations dans les pharmacies.
Dès ce lundi, les pharmacies gabonaises sont donc prêtes à reprendre le service pour les assurés de la CNAMGS. Les professionnels du secteur, tout en saluant cette avancée, espèrent que cette reprise s’accompagnera d’un règlement rapide de la dette de plusieurs milliards de FCFA accumulée par l’assurance-maladie. Cette dette avait poussé le SYPHARGA à suspendre les prestations pour protéger la viabilité économique des pharmacies.
Cette reprise marque une étape importante pour le système de santé au Gabon, mais souligne également l’urgence de réformer et d’assurer une gestion rigoureuse des finances publiques. Les assurés, pour leur part, peuvent désormais accéder aux médicaments sans contrainte, en espérant que cette crise serve de leçon pour prévenir de futurs désagréments.

