« Depuis quelques années, le secteur du transport routier au Gabon connaît une succession de réformes : changement des plaques d’immatriculation, renforcement de la visite technique, création de brigades de contrôle routier et annonce d’un permis de conduire électronique. Officiellement, ces mesures visent à moderniser l’administration et à améliorer la sécurité routière.
Cependant, une autre lecture de ces réformes circule largement dans l’opinion publique. Pour certains citoyens, ces mesures ressemblent davantage à des mécanismes indirects de mobilisation rapide de ressources financières.
Le changement brusque des plaques d’immatriculation, par exemple, a obligé l’ensemble des propriétaires de véhicules à payer de nouveaux frais dans un laps de temps relativement court, générant ainsi des recettes importantes. Beaucoup estiment que le futur remplacement des permis de conduire par une version électronique pourrait produire un effet similaire.
La perspective de ce permis électronique est d’ailleurs présentée par les autorités sur un ton particulièrement ferme, insistant sur son caractère obligatoire et sur la nécessité pour tous les conducteurs de s’y conformer. Cette communication, très directive, alimente chez certains citoyens l’idée que la réforme pourrait avant tout entraîner une nouvelle vague de dépenses pour les usagers.
Dans le même temps, la visite technique, censée garantir l’état des véhicules en circulation, est souvent perçue comme une formalité administrative dont l’objectif principal serait devenu la perception de frais plutôt que le contrôle réel de la sécurité des véhicules.
Quant aux brigades de contrôle routier, elles ont parfois été accusées par certains usagers de se concentrer davantage sur la verbalisation et les amendes que sur la prévention et la sensibilisation à la sécurité routière.
Ces perceptions, qu’elles soient entièrement fondées ou non, traduisent surtout une question de confiance entre les citoyens et les institutions.
Une réforme publique ne peut atteindre ses objectifs que si elle est perçue comme légitime, transparente et réellement orientée vers l’intérêt général.
Dans un domaine aussi crucial que la sécurité routière, la modernisation ne devrait pas seulement se mesurer à la multiplication des mesures administratives, mais surtout à leur impact concret sur la sécurité et l’organisation de la circulation. »
Jean F. Ndong Ondo. Acteur de la Société Civile.
Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞

