En effet, sa volonté de solliciter un audit sur la gestion des universités et grandes écoles du Gabon, intervenue il y’a quelques jours, le Coordinateur général des affaires présidentielles, Noureddin Bongo Valentin, est venue crever l’abcès d’une pratique peu orthodoxe instaurée dans nos antres du savoir.
Des entités universitaires et supérieures au sein desquelles certains responsables, faisant fi des mesures de réformes initiées par le gouvernement, s’illustreraient impunément en « prédateurs » financiers des subventions allouées par l’État, au titre de la contribution de la formation de la jeunesse gabonaise.
Toute chose qui a toujours soulevé un bouillon de protestation ainsi que des mouvements d’humeurs de protestation estudiantins. Dont les actes malencontreusement posés à leur encontre hypothèquent la formation et l’avenir de la jeunesse gabonaise. Malheureusement, la décision du Coordinateur général des affaires présidentielles semblent être très mal perçue par de nombreux responsables universitaires, qui voient en cette décision une sorte d’ingérence de la Présidence de la République dans l’exercice de « leurs » charges.
Depuis plusieurs années déjà, la gestion peu orthodoxes des subventions allouées aux universités et grandes écoles du Gabon a toujours été décriée par des générations d’étudiants gabonais. Mais rien n’est fait pour y remédier. D’où une correspondance émanant de la Présidence de la République adressée au Ministre en charge de l’enseignement supérieur, invitant ce dernier à « plus de rigueur et de fermeté » dans la gestion et grandes écoles du pays. Ce qui aurait été l’élément catalyseur de la démission de l’ancien recteur de l’UOB (Université Omar Bongo).
Pour de nombreux étudiants, la décision d’un audit de gestion des universités et grandes écoles est salutaire et tombe à point nommer. Car elle devra permettre, un fine, l’assainissement d’un secteur où règne en maîtres absolus les fléaux récurrents d’affairisme, de clientélisme, de corruption et copinage dans la gestion de la chose universitaire. En effet, comment comprendre que l’on affecte un budget de 500 millions au titre des festivités du cinquantenaire de l’Université Omar Bongo, alors que l’institution vit un fonctionnement cahin-caha.
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