Longtemps reléguée aux marges des priorités étatiques, la question de la sécurité civile dans l’intérieur du pays fait désormais l’objet d’une attention nouvelle. À Makokou, chef-lieu de l’Ogooué-Ivindo, une transformation silencieuse mais décisive est en cours. Sur un terrain militaire de près de six hectares, au cœur du premier arrondissement, s’élève une infrastructure stratégique : la future caserne de sapeurs-pompiers, voulue par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Ici, le béton ne sert pas seulement à bâtir des murs, mais à refonder un pacte de confiance entre l’État et les citoyens.
Le chantier, déjà achevé à plus de 80 %, témoigne d’un engagement méthodique. Le bâtiment principal, de type R+1, accueillera les services technico-administratifs, les salles de coordination des secours, les unités d’intervention et les équipements logistiques.
Mais l’innovation ne s’arrête pas à l’opérationnel. Une attention particulière a été portée à la qualité de vie des personnels : quatre logements modernes de type F3 et F4 sont en cours de finition pour les officiers supérieurs. Le réfectoire, d’une capacité de 60 places, sera complété par une cuisine professionnelle et un bar intégré, créant un espace de convivialité inédit dans les infrastructures similaires du pays.
Pensée pour durer, la caserne intègre aussi des espaces de sport et de préparation physique. Car au-delà de la présence des secours, c’est leur performance qui est en jeu. Une seconde phase du projet est déjà planifiée : un bâtiment R+2 abritant douze logements F3 viendra bientôt compléter le dispositif. Un signal clair adressé aux jeunes recrues et aux professionnels : désormais, Makokou est une terre d’accueil pour les vocations, un pôle opérationnel prêt à rayonner sur toute la province.
Cette caserne n’est pas une simple construction. C’est une réponse politique à des décennies d’improvisation et d’oubli. Dans une région où les distances, les risques naturels et l’isolement compliquent chaque intervention, doter la ville d’un tel outil, moderne, humain et durable, relève d’un acte fort. À travers cette réalisation, le Chef de l’État montre que la sécurité n’est plus une variable d’ajustement, mais un pilier de sa vision pour un Gabon plus juste, plus proche, plus équilibré. À Makokou, la République prend corps, et le service public retrouve ses lettres de noblesse.

